‹ hygiene colonialeChapitre 174 sur 251 · VI, — MORBIDITÉ ET MORTALITÉ GÉNÉRALES DANS NOS ÉTABLISSEMENTS · texte numérisé non relu

VI, — MORBIDITÉ ET MORTALITÉ GÉNÉRALES DANS NOS ÉTABLISSEMENTS

En consultant les statistiques dressées pour les six dernières années, on constate que la morbidité a subi une marche décroissante depuis six ans. Elle était, en 1899, de 310 pour 1000 habitants; en 1904, elle n'est plus que de 186, ce qui équivaut à une réduction d'un tiers environ. Beaucoup de malades échappant à l'observation

MORBIDITÉ ET MORTALITÉ GÉNÉRALES. a 2409

des médecins européens, ces chiffres ne peuvent être considérés comme absolument exacts. Toutefois, les conditions restant toujours sensiblement les mêmes, il s'ensuit que les statistiques donnent une idée assez approximative de l’état sanitaire de nos dépendances.

Le coefficient le plus élevé de morbidité est fourni par les maladies endémiques et sporadiques; après elles, viennent les maladies chirurgicales, dont la moyenne annuelle se rapproche beaucoup des précédentes. Pour ce qui concerne la mortalité, le coefficient n'a pas beaucoup varié pendant les six dernières années ; il a oscillé entre un minimum de 33 et un maximum de 40 pour 1000 habitants.

Pendant cette période de six années, ce sont les maladies endémiques qui ont constamment fourni le maximum de décès, le quantum annuel variant entre 12 et 19 décès pour 1000 habitants. Viennent ensuite les maladies sporadiques, avec un coefficient oscillant entre 16 et 14 p. 1000.

Ces proportions de décès ne concordent pas avec celles de la morbidité; les maladies sporadiques fournissent en effet plus de malades et moins de décès, tandis que les affections endémiques, quoique moins nombreuses, comportent un quantum de mortalité plus élevé.

Tableau comparatif indiquant le nombre des décès et la mortalité pour 1000 habitants dans chacun des établissements, pendant les six dernières années.

Page 1