ARCHIPEL DES MARQUISES
(D' Brassac). En 1882, 400 habitants: en 1899, 580 (D' Lemoine).
L'hygiène est méconnue; les indigènes vont nus et habitent des cases basses en pandanus. On se livre à la pêche de la nacre d'octobre à février.
La nourriture se compose de poisson, du fruit de l'arbre à pain, conservé râpé et écrasé entre des feuilles de bananier qu'on enfouit dans le sol.
Là aussi la lèpre et la tuberculose agissent avec une rapidité décevante sur la population. L'épidémie de rougeole de 1903 a fait, aux Gambier comme à Tahiti, de nombreuses victimes.
G. — ARCHIPEL DES TÜAMOTU.
À cent lieues au sud-ouest de Tahiti, cet archipel comprend plus de quatre-vingts iles madréporiques, où poussent abondamment le cocotier, le pandanus et le tamanu, et une végétation admirable d'orchidées, de fougères arborescentes, de lataniers, ete. C'est aussi la région des huîtres perlières.
La population est de 4066 habitants environ, de race maori. On connait surtout Anaa (17°27 de latitude sud et 147 50’ de longitude ouest), qui contient de 700 à 800 habitants, dont 8 Européens ; Hao, avec 100 habitants: Fakarava, avec 250 habitants, dont quelques Chinois et Européens.
L'hygiène et la pathologie ne diffèrent pas de celles desîles voisines.