‹ hygiene colonialeChapitre 7 sur 251 · BORNEO BATAVIA · texte numérisé non relu

BORNEO BATAVIA

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Fig. 6. — Quantités annuelles de pluies suivant les latitudes.

trouve le désert de Gobi, où il ne pleut jamais. C'est sur les premiers contreforts de cette chaine de montagnes que se condensent les nuages et que, par conséquent, tombent les pluies les plus abondantes. Le niveau pluviométrique peut y atteindre jusqu'à 15 mètres, tandis qu'à Brest, par exemple, l’une des villes les plus pluvieuses de France, le niveau ne dépasse pas 55 millimètres (fig. 6 et 7).

Le même phénomène se présente encore lorsque le pot au noir arrive au-dessus des Cordillères des Andes. Les vents régnant en Amérique sont nord-est el sud-est ; il n'y a jamais de nuages sur le versant ouest; c'est sur le versant est que les nuages se condensent et donnent naissance à ces énormes masses d’eau qui, en se déversant sur la terre, forment les fleuves immenses de l’'Orénoque et de l’'Amazone.

En Afrique, les hautes montagnes sont plus rares, et le phénomène dont nous parlons s'observe moins souvent; sur le plateau abyssin, à Addis-Ababa (8° latitude nord), il y a deux saisons de pluies, une petite en mars, après la saison sèche {octobre à février), et une

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