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nement de ce désert aspire l'air de l'océan Indien et détermine dans l'atmosphère un mouvement du sud-ouest au nord-est ; par conséquent, l’alizé du sud-est passe l'équateur et se change en sud-ouest. Six mois après, l'alizée du nord-est franchit la ligne équatoriale et se transforme en nord-ouest, en passant dans l'hémisphère sud.

Donc, au nord de la ligne, dans l'océan Indien, deux vents, nordest et sud-ouest, c'est-à-dire deux flèches qui se rencontrent, et qui sont les deux moussons.

Quand la mousson change, il y a calme plat. Ce sont les moments pénibles dans ces régions, à Aden, à Djibouti, sur la côte d'Afrique, d'Arabie, en Perse et dans l'Inde. Il n'y a plus d'air, la température est insupportable; c'est alors qu’il est le moins désagréable de passer la mer Rouge, parce que, dans n'importe quel sens, le mouvement du bateau donne la sensation d’une brise légère; au contraire, quand on marche dans le sens du vent, c'est alors que se produisent à bord des navires les coups de chaleur qui rendent parfois dangereuse la traversée de la mer Rouge.

Il peut aussi y avoir des moussons locales, déterminées par les continents. Le Sahara, en s'échauffant, produit un appel d'air à la suite duquel il se précipite des vents du sud et du sud-ouest qui forment une mousson locale : c'est le harmattan du Sénégal. En Algérie, c’est le simoun ou sirocco. Au contraire, dans les mêmes régions, en janvier, quand le soleil est au zénith sur les mers équatoriales et dans le Congo, le vent viendra du nord-est ; en Égypte, au Soudan, sur la côte est d'Afrique, ce vent s'appelle le Xhamsin; vent dévié de sa direction primitive par l'appel du soleil qui surchauffe l'océan Indien.

On voit quelle peut être l'influence des régions désertiques sur la direction des vents. On se rappellera, de plus, que la sécheresse ou les pluies sont amenées par les vents, suivant qu'ils ont passé sur des régions sèches ou humides. -

A Madagascar, les vents alizés sont redressés par un courant formé entre la grande terre et la côte; la mousson alors se fait du nord au sud, au lieu de se faire du nord-est au sud-ouest.

Pluies. — Les pluies, dans les régions équatoriales, sont quelquefois périodiquement régulières ; le plus souvent, elles tombent de façon discontinue et par orages, dans les régions tropicales.

La saison des pluies débute par des averses irrégulières qui durent quelques heures de la journée. C’est là un phénomène qui, dans son irrégularité, montre cependant certaine régularité; en particulier au Brésil, dans la partie qui avoisine les tropiques, la chute de la pluie se fait à des heures si régulières que les habitants se donnent couramment des rendez-vous à l'heure de la journée où il ne pleuvra

pas.

Après ce début irrégulier, les pluies deviennent de plus en plus

abondantes et font place à ces orages intertropicaux auxquels il faut avoir assisté pour pouvoir s’en faire une idée; le tonnerre gronde d'une facon continue toute la journée ; par moments, lorsqu'il pleut, on ne voit pas à 2 mètres devant soi, et ces orages peuvent durer pendant huit jours presque sans interruption.

Dans les régions dont nous parlons, les pluies sont influencées par les montagnes. En effet, la pluie est le produit de la condensation des nuages par le froid, lequel froid est apporté dans les régions supérieures de l'atmosphère par les montagnes.

Les montignes des régions intertropicales sont les barrières naturelles qui arrêtent le pot au noir, dans son mouvement autour de l'équateur ; l'Himalaya en particulier, la chaîne la plus haute du globe, arrête cet écran nuageux, el immédiatement derrière elle se

MARSEILLE CALCUTTA ONDICHERY

GUADELOUPE SENEGAL

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