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III. — ÉCOLES

Les écoles, soit officielles, soit privées, sont très nombreuses. Dans la plus grande partie de l'ile, l'instruction est obligatoire. Il y a lieu de féliciter le service de l’enseignement de la colonie, dont l'idée directrice est la suivante : « éviter de surcharger les intelligences des jeunes indigènes de connaissances théoriques qui leur seraient inutiles dans l’état actuel de leur pays et leur imposeraient une tension d'esprit et un surmenage au-dessus de leurs forces ».

Une grande extension a été donnée dans les programmes aux notions d'hygiène ; à l'école normale d'instituteurs de Tananarive, un cours d'hygiène est professé avec mission pour le professeur d'insister particulièrement sur les maladies vénériennes et sur le paludisme. C’est qu'en effet aux colonies nous devons user plus qu'ailleurs de la diffusion de l'enseignement et de l'autorité incontestable du maître d'école pour propager les saines doctrines d'une hygiène bien

(1) Voy. Traité d'hygiène, fascicule IX : Hygiène militaire.

entendue el appropriée aussi bien au pays qu'à la mentalité des individus.

Les constructions scolaires doivent être édifiées suivant les règles générales déjà énoncées; mais nous insistons sur ce fait qu'il faut d'une part éviter l'encombrement et, d'autre part, protéger les Européens contre la trop grande lumière et le soleil.

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