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A. — MALADIES SPORADIQUES

INFECTIONS CUTANÉES. — Ces affections sont particulièrement fréquentes chez les indigènes de Madagascar, étant donné leur manque total d'hygiène de la peau.

La phtyriase est le lot des adultes comme des enfants; mais les Hovas ont heureusement la bonne habitude de couper toujours très courts les cheveux des tout jeunes enfants. Les Betsimisarakas, beaucoup plus propres et plus soigneux, en sont moins atteints.

La gale est un véritable fléau qui, dans certains villages, atteint tous les habitants et provoque les plaies les plus repoussantes, portes d'entrée des germes les plus variés. D'ailleurs une grande confusion règne dans l'esprit des indigènes et de certains médecins malgaches au sujet des lésions galeuses diverses et des lésions syphilitiques. Il faut que les indigènes soient éduqués à ce point de vue, de manière à se soigner et à éviter la contagion.

La puce-chique, apparue en 1900, s’est propagée rapidement. Elle semble toutefois, à l'heure actuelle, au moins sur les hauts plateaux, en voie de diminution.

La pelade est très peu fréquente.

La leigne et le favus semblent inconnus. Il n'en est pas de même du pilyriasis, dont les aspects sont nombreux et variés. Il est vraisemblable que l’on doit ranger dans cette catégorie la maladie, très fréquente sur les hauts plateaux et les côtes, appelée par les Hovas hodi-polsy, caractérisée par des taches localisées principalement au visage et au cou et reconnaissant plusieurs variétés, l’une dépigmentant quelque peu la peau, l’autre au contraire la pigmentant

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