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MADAGASCAR. — INFECTIONS D'ORIGINE ANIMALE

fortement. Cette maladie d'ordre parasitaire, encore mal déterminée, est, quoi qu'il en soit, contagieuse. L'indigène et les Européens ignorent le fait, il y aura lieu à la fois de les instruire à ce sujet et de les soigner à la première apparition des taches de hodi-potsy, de manière à détruire cette affection. Dans les écoles, la surveillance devrait être particulièrement sévère.

INFECTIONS MYCOSIQUES. — J'ai signalé pour la première fois, 1l y a quelques années, la présence du pied de Madura à Madagascar, et Jeanselme, dans ses cours de dermatologie, a étudié les pièces que je lui avais fait parvenir. Depuis, quelques cas ont été décrits ; il semble cependant que l'affection soit rare et qu'il n'y ait pas lieu de s’en occuper spécialement. Le fait d'en connaitre la présence dans le pays suffira pour l'instant.

Le muguet est une rareté, ainsi que la botryomycose et l'actinomycose. Les vétérinaires ne rencontrent que des cas isolés de ces dernières mycoses, malgré l'abondance des troupeaux.

INFECTIONS D'ORIGINE TELLURIQUE. — Le {élanos a une distribution géographique très spéciale. Chacun se rappelle les très nombreux cas consécutifs aux injections de quinine faites aux malades du corps expéditionnaire. De même, à Tamatave, à différentes reprises, on a signalé de véritables épidémies. D'ailleurs, partout sur la côte, le tétanos est une des causes de mortalité des nouveau-nés par infection du cordon. À Tananarive, au contraire, le tétanos est extrêmement rare. Depuis les expériences et le mémoire de Vaillard, montrant combien la quinine favorise le développement des spores létaniques, il y a lieu de prendre sur les régions côtières, où l'absorption de la quinine est indispensable, les plus grandes précautions contre cette infection. Dans les endroits où elle sévit particulièrement et que connaissent les indigènes, il serait sage d'injecter préventivement les femmes en couche et de panser les moindres plaies souillées de terre, ainsi que la plaie ombilicale du nouveau-né, avec du sérum desséché suivant la méthode de Calmette.

INFECTIONS D'ORIGINE ANIMALE. — La psilacose na jamais été signalée non plus que la morve, alors que le charbon et la rage sont au contraire très répandus.

Le charbon, connu de tout temps par les Malgaches, a eu son existence démontrée aux environs de Tananarive pour la première fois, en 1899, par Thiroux. Depuis, les vétérinaires ont reconnu que la mortalité des troupeaux de bœufs, dans certaines régions du centre, de l’ouest et du sud, était due à cette affection. Des vaccinations répétées, ordonnées par le gouverneur général, ont, à l'heure actuelle, donné les meilleurs résultats. Il faudra persévérer longtemps encore.

La rage est très fréquente et présente des caractères particuliers de virulence qui nécessitent une technique un peu spéciale. Les personnes mordues sont dirigées de suite vers l'Institut Pasteur de

Tananarive. Malheureusement la grande étendue de l’île et la difficulté des communications font que souvent le traitement ne peut être institué qu'assez tardivement.

Voici la statistique de l'Institut Pasteur de Tananarive :

Personnes Années. traitées. Morts. P. 100.

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