‹ hygiene colonialeChapitre 79 sur 251 · DIX ON D · texte numérisé non relu

DIX ON D

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{1} Foxroyxonr et Jourpran, L'ulcère malgache et son traitement. Presse médicale, 14 janvier 1905.

4 DER j:

Relevé des cas d'ulcères malgaches venus à la consultation du dispensaire de l'hôpital indigène de Tananarive pendant l’année 1903.

NOMBRE POURCEN-

HOMMES. FEMMES. ENFANTS. | TOTAUX. TOTAL des TAGE.

consultants.

Les indigènes l’appellent dridra, les Européens ulcère malgache. Son caractère infectieux n'est plus à démontrer. Loin de présenter la même gravité et la même fréquence qu'en Indo-Chine, il y a lieu cependant de prendre à son égard les plus grandes précautions. Toute écorchure, même la plus minime, surtout aux pieds ou aux. jambes, devra être pansée au moins aseptiquement, sinon antiseptiquement. Le mieux sera l'application d'un peu de teinture d'iode ou, à défaut, d'alcool. De plus, il faudra bien se rappeler que toute écorchure contractée au cours d'une promenade dans les marais peut facilement être le point de départ d'un ulcère phagédénique.

Le pian existe sur les régions côtières, beaucoup moins fréquent toutefois qu'on ne l’a dit. Il n'y présente d'ailleurs aucun caractère différentiel de celui des pays indo-chinois.

La maladie du sommerl n'existe pas.

La /ilariose, quoique mal connue el à peine signalée, doit cependant être fréquente en certaines régions. Dans tous le pays Betsiléo, au sud de Fianarantsoa, chez les Baras et dans les tribus Sakalavas, l'éléphantiasis des bourses et des jambes est fréquent. À Tananarive et dans l'Émyrne, au contraire, il est d’une extrême rareté. L'étude de certaines espèces de moustiques coïncidant avec l'apparition de l'éléphantiasis dans les mêmes régions pourra peut-être plus tard permettre d'apporter un intéressant appoint aux rapports existant entre les moustiques, la filariose et l'éléphantiasis. En tout cas, étant données nos connaissances actuelles sur le rôle du moustique dans cette affection, il ÿ a lieu, là encore, dans les régions infestées, de prendre des mesures contre les culicides et surtout, dans les hôpitaux traitants, d'isoler les malades atteints de maladies éléphantiasiques.

Le béribéri est loin d'être à Madagascar ce qu'il est dans certains pays comme les Indes et la Réunion. Il existe toutefois exclusivement sur la région côtière, où chaque année des cas plus ou moins nombreux sont signalés.

En 1898, les tirailleurs sénégalais cantonnés à la côte ouest, sur la Tsiribihina et dans d'autres postes voisins, furent atteints. La mortalité fut élevée.

En 1899, la situation s'améliora quelque peu; cependant 250 tirail-

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