MORSURE DES SERPENTS
une bande élastique laissée en place 2 ou 3 heures, agrandissement de la plaie d’entrée, succion prolong-ée et écoulement du sang-, curetag'e et cautérisation avec acide phénlque pur ou solution forte de chlorure de zinc, stimulation par caféine, éther, noix de kola, frictions avec térébenthine.
(( Pour que le poison ait toute son activité, il faut qu’il soit appliqué depuis peu sur la flèche ; il est alors semifluent et peut être arrêté au passag'e par des vêtements un peu épais. Cette éventualité n’a pas échappé aux g-uerriers du Mossi ; aussi, pour se préserver du poison, se revêtentils de costume de g'uerre épais, de cuissards, de boubous superposés, turban, bottes (D^ Henric). Les indig-ènes préparent des contre-poisons de composition mal connue, auxquels ils attribuent quelque efficacité. D’autres se mithridatisent avec des doses infinitésimales du strophantas qui sert à la préparation du poison des flèches. Il y a dans ces faits des indications pour des recherches en vue d’une médication antitoxique. »
IV. — Morsure de serpents ; scorpions; traitement ; emploi du sérum.
Sérum anti-venimeux. — Le sérum anti-venimeux est du sérum de cheval immunisé contre le venin des serpents. Il conserve ses propriétés indéfiniment, si on prend soin de ne jamais déboucher le flacon qui le renferme et de le maintenir à l’abri de la lumière. Il n’est altéré par la chaleur qu’au-dessus de 60 deg’rés centig-rades.
On l’emploie en injections hypodermiques, dans tous les cas de morsures de serpents venimeux ou de scorpions. Le sérum empêche les effets des venins provenant de toutes les espèces de serpents de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique, de l’Océanie et de l’Amérique. La dose à employer est de 10 centimètres cubes, c’est-à-dire un flacon entier, pour les enfants et pour les adultes, lorsqu’il s’ag-it d’une vipère