III. — Corps étrangers
a) Dans un œil (g“rain de sable ou de charbon, etc). — S’il est logé sous la paupière, saisir celle-ci par les cils et le bord, la faire basculer en pressant avec l’extrémité d’un crayon sur la face externe, et chasser le corps étranger avec du papier roulé ou une bague.
Ou encore, ayant saisi la paupière supérieure, la soulever, l’étirer, faire glisser en dessous la paupière inférieure et faire un léger massage.
b) Dans une oreille. — Se borner à instiller quelques gouttes d’huile ou de glycérine dans Toreille lésée.
c) Dans les voies digestives supérieures. — Introduire l’index dans l’arrière-gorge pour tenter de dégager le corps étranger, et le ramener en dehors avec le doigt recourbé en crochet, tandis que les efforts de vomissement tendent à l’expulser.
Traitement des plaies par flèches empoisonnées. — (( Les plaies par flèches empoisonnées, fréquentes en Afrique (i) et en Océanie, demandent une médication préventive immédiate, la mort pouvant survenir en deux heures et même trois quarts d’heure. Le traitement à suivre sera le suivant : arrachement immédiat de la flèche, application d’un lien constricteurà la racine du membre, de préférence
(i) Dans la mission du Mossi, il y a eu, en 8 mois, i5o blessures par flèches, 9 morts (D^ Henric). Dans la mission du Haul-Dahomey (D‘‘ Barlet', 36. Le poison est préparé par de vieilles femmes avec les extraits aqueux des graines de strophantus cultivé près des villages. On les mélange, suivant des rites déterminés, à des viandes putréfiées, à des détritus de têtes écrasées de serpents trigonocéphales. »
U'’* Kermorgant et G. Reynaud, loc. cit.