VII. — Revêtements des parois de la maison. — Enduits
Les enduits appliqués sur les parois de la maison protègent les murs contre les agents météoriques en même temps qu’ils empêchent la pénétration dans leur intérieur des microorganismes et qu’ils facilitent le nettoyage de leur surface.
D’après les recherches d’Esmarch (de Berlin) une pièce de 3 m. de hauteur sur 5 m. peut compter plus de i million de microorganismes sur ses murs. Moisissures et schizomycètes sont en plus ou moins grande proportion suivant la ventihition de l’appartement, le nombre et la qualité des gens qui le fréquentent, le mode de nettoyage, époussetage, balayage, la nature des parois, l’ancienneté du revêtement. Les murs les plus souillés sont ceux des appartements les plus fréquentés. '
HABITATION PRIVÉE
Les g-ermes sc réunissent de préférence dans les encoignures. (On a compté de 65o à i35o colonies de microorganismes pour I centim. carré.)
Les murs ne paraissent pas laisser passer les germes à travers leur épaisseur et exercent à leur égard une action filtrante analogue à celle du sol (Straus et Wurtz, Serafini, Moiitefusco).
Cependant il est possible que les microbes puissent pénétrer dans une habitation en traversant les murs à la faveur de l’eau qui les imbibe.
On a pu constater l’existence de microorganismes dans les murs anciens : bacille tétanique (Bonome); pneumobacille de Friedlânder ; vibrion septique (Utpadel). Ces microorganismes se trouvent surtout dans les murailles d’habitations collectives très fréquentées et malpropres. Mais les bâtisses neuves ne contiennent que très exceptionnellement des microorganismes, le plus souvent des saprophytes, qui ne quittent que très difficilement les murailles où ils sont enfermés. Bien plus, il est des matériaux qui les détruisent. La chaux jouit, à cet égard, de propriétés très remarquables.
Enduits extérieurs. — La face extérieure des murs de l’habitation est ordinairement recouverte d’un crépissage lorsque les murs sont en maçonnerie. Le ciment, l’asphalte, les carreaux vernissés imbriqués protègent mieux les façades exposées à la pluie. Les vernis hydrofuges, la silicatisation, très employés dans les villes d’Europe, ne sont guère applicables aux maisons coloniales parce que la chaleur les ferait craqueler et annihilerait leur qualité d’imperméabilisation.
11 n’en est pas de même des peintures à l’huile faites avec des blancs de zinc, qui offrent le triple avantage sur le blanc de céruse d’être moins chers, de couvrir mieux et de n’être pas toxiques.
Le vulgaire et économique badigeonnage à la chaux offre