AMÉNAGEMENTS INTÉRIEURS
avec une faible pression de telle sorte qu’une faible viciation par le GO^ devient plus dang-ereuse que dans les 'pays tempérés.
Il y a lieu de tenir compte, en plus du CO^, d’un poison pulmonaire (anthropotoxine) encore mal déterminé, de g-az ammoniacaux, d’acides butyriques ou autres, parfaitement toxiques dont notre odorat nous révèle la présence.
2^ Sécrétions. Excrétions. — A la grande quantité d’eau (i.5oo à 2.000 gr.) excrétée par la peau, viennent s’ajouter les acides fournis par la sécrétion sébacée (acides formique, butyrique, valérianique, propionique, etc.), de l’ammoniaque, des substances odorantes; produits de décomposition de la sueur, des particules de la peau, des émanations des voies digestives, buccales ou intestinales.
30 L’éclairage produit de la vapeur d’eau, des carbures d’hydrogène, et surtout une grande quantité d’oxyde de carbone.
4°, 50, 6‘*. — Enfin des gaz et des vapeurs délétères peuvent s’échapper des caves, des marais voisins, être fournis par des industries rapprochées de la maison ou situées dans la maison. Les matériaux même entrant dans la construction de la maison peuvent, par les fermentations dont ils sont le siège, fournir des gaz de carbone et des gaz ammoniacaux.
Pour remédier à ces viciations, il est deux ordres de moyens :
10 Donner à chaque habitant un cube d'air disponible tel qu’il ne puisse pas être dangereusement souillé pendant le temps qu’il doit y séjourner ; c’est assurer un grand cube de place;
2° Renouveler l’air suffisamment;
Ces deux ordres de moyens doivent être employés simultanément.
11 faudrait donner des dimensions colossales à chaque appartement pour maintenir la proportion de CO^ dans son
HABITATION PRIVÉE
atmosphère à un taux seulement voisin du taux normal. Il faut donc suppléer au cabe de place par le cube d’air de remplacement, dont le mode d’introduction sera déterminé au sujet de la ventilation. Mais, d’autre part, l’insuffisance de place ne peut être compensée au delà d’une certaine mesure sous peine de déterminer des courants d’air dang-ereux. Le renouvellement total de l’atmosphère intérieure aura lieu au maximum 3 fois par heure, soit un apport d’air de i8o m. cubes par heure et par habitant pour un cubage individuel de 6o m. cubes. Cette ventilation régulière est complétée par les mouvements d’air accidentels, et la respiration insensible qui se fait par les murs.
Le cube de place individuel dans une maison coloniale ne doit pas être inférieur à Co m.c. dans les appartements où il est fait un long séjour. A cet effet le plafond sera élevé de 4 ni. 5o à 5 mètres parce que la chaleur est notablement plus élevée (de 4® centigr. pour des hauteurs de 3 m. 5o à 3 m. 96) près du plafond que près du plancher (i), et aussi parce que l’air vicié et chauffé s’accumule vers les parties supérieures des appartements. Lorsque l’air vicié s’est accumulé en quantités assez grandes et que l’équilibre de température s’est établi entre les couches supérieures et inférieures de l’atmosphère intérieure, alors l’air vicié se diffuse et atteint les habitants. Bien plus, le CO^, obéissant à la loi qui fait disposer les gaz en couches à des hauteurs proportionnelles à leur densité, se trouvera en plus grande quantité au niveau du plancher.
Mais l’aspiration artificielle de l’air vicié par la partie supérieure de l’appartement et l’élévation du plafond retarderont indéfiniment le moment de cette diflusion dangereuse .
Il ne faut pas cependant que le cube de place individuel soit acquis par Vélévation de plafond aux dépens de la
(i) Treille, loc. cil.