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AMÉNAGEMENTS INTÉRIEURS

surface de place ; on produirait alors un confinement dang-ereux et un échauffement rapide de l’air. Ces deux éléments seront combinés dans la proportion de 4m. 5o à 5 mètres pour la hauteur de plafond et de 12 à i4 mètres de surface de place individuelle.

C’est défalcation faite du cube occupé par le mobilier que chaque habitant doit avoir 60 m. cubes disponibles.

On est loin de ces proportions dans les principales casernes des colonies françaises, ainsi que le montre ce tableau :

Cube de place indiuidael des casernes des colonies françaises. Défalcation non faite du cube du matériel.

Casernes de Hanoï (Tonkin)

mètres cubes

par habitant.

id. Cayenne (Guyane). .. .

id. Nouméa (Nouvelle-Ca-

lédonie)

id. Saint-Louis (Sénégal),

. infanterie

id. Saint-Louis (Sénégal),

artillerie.

id. Diégo-Suarez (Mada-

gascar)

Baraques du Camp-Balata (Marti-

nique)

Baraques de Saint-François (La

^ Réunion)

' b) Distribution des locaux.

La maison coloniale.

déjà caractérisée par son isolement au milieu d’un jardin, ses petites dimensions, ses nombreuses ouvertures, sa construction légère qu’accentuent les arcades et les colonnettes de ses vérandahs, a d’autres caractéristiques qui résultent de la répartition de ses locauxet de leur destination spéciale.

En premier lieu elle ne contient aucune des annexes, cuisine, water-closet, caves, en un mot tous les locaux destinés au service. Ceux-ci sont hors de la maison.

Eu second lieu, il n’existe aucun appareil de chauffage; pas de cheminée (i). Ainsi est écarté ce qui peut contribuer

(i) Excepté dans les régions comme le Tonkin.

HABITATION IPRIVÉE

à élever la température; toutes les sources artificielles de chaleur sont éloig-iiées. D’autre part, la multiplicité de ses portes et fenêtres, fermées seulement par des châssis à persiennes, contribuent à prévenir réchauffement de l’atmosphère intérieure.

Le principe de la distribution intérieure des locaux est le suivant :

Donner de larges dimensions aux chambres à coucher et leur réserver' V étage supérieur si la maison a un étage sur rez-de-chaussée .

(Les autres pièces ont, d’habitude, des dimensions assez vastes, aux dépens même des chambres à coucher, pour que rhyg-iéniste n’ait pas à s’en occuper.)

La chambre à coucher placée dans un étag-e élevé jouira d’une meilleure ventilation et ses habitants seront plus à l’abri des moustiques et, par suite, du paludisme (fig*. 7 et 8).

Les chambres doivent prendre d’un côté jour et air à l’extérieur et s’ouvrir d’un autre côté sur un vestibule commun par une porte faisant vis-à-vis aux fenêtres.

La salle à manger, les salons, bureaux, etc., seront au rez-de-chaussée .

Si la maison n’a qu’un rez-de-chaussée (fig. 9), les chambres seront du côté le plus exposé au soleil, c’est-à-dire du côté qui regarde l’Equateur, parce qu’elles ne sont occupées que pendant la nuit. Les autres appartements, occupés pendant le jour, doivent être soustraits à l’action prolongée du soleil.

Le nombre des pièces est évidemment commandé par la destination de la maison et le nombre de ses habitants. Cependant il faudra ne jamais se départir de ces principes salutaires dans les habitations particulières :

1° Ne pas faire de chambrées communes à plusieurs habitants, car dans les pays chauds surtout l’haleine de l’homme est mortelle à l’homme (Pringle, Treille) ; «

7* — Grande maison coloniale à étapes; avec lanterneau; escalier extérieur. Dislribulion des locaux.

5o HABITATION PRIVÉE

20 Ne jamais faire de chambres dans les combles de la maison.

Fig. , 8. — Mai.son coloniale (habilationi. Rez-de-chaussée surélevé, i®*" étage, escalier e.xlerieur. Distribution des locaux.

Les coups de chaleur, les diarrhées a frigore^ les bron-, chites et la fièvre typhoïde menacent les habitants de ces mansardes où les variations de la température sont brusques et extrêmes .

AMÉNAGEMENTS INTÉRIEURS 5i

Les différentes pièces d’un même étage doiventêtre groupées autour d’un vestibule commun, grande antichambre

Fig. 9. — Maison coloniale ; rez-de-chaussée surélevé. Distribution des locaux et dépendance.

sur laquelle elles s’ouvrent indépendamment par de hautes portes tandis qu’elles communiquent avec l’extérieur par des fenêtres en façade. Pas de pièces intermédiaires. Chaque pièce a ainsi son autonomie pour l’aération (lig. 7, 8 et 9).

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