‹ Hygiène colonialeChapitre 47 sur 194 · CALORIES · texte numérisé non relu

CALORIES

Suif

I kil.

Stéarine

Huile de colza

Pétrole (brûleur pial)

— ( id, rond)

Gaz (brûleur à 2 trous)., . .

— ( id. Argand)

o,8oà2rn. c

Electricité (incandescence).

— (arc)

^ Les lampes à arc, dont la lumière violette peut déterminer des phosphènes, seront placées très haut et pourvues d’un réflecteur renvoyant la lumière vers le plafond.

Les lampes à incandescence donnent une lumière jaunâtre i plus tolérable. Elles peuvent être entourées d’un g-lobe en ^ ' verre dépoli et de tulipes de couleur pour adoucir leur clarté.

c) Intensité de V éclairage artificiel. — On demande X g'énéralement comme minimum d’intensité une lumière de Ç 6 bougies placées à o m. 5o de l’objet à voir (Soyka) ou de 8 à 10 bougies (0,1 2 carcel) à un mètre de distance.

Il faut environ i carcel (soit i /5« de bec Auer) par mètre carré à éclairer dans des appartements ayant des plafonds 1" de 4 mètres. Les foyers lumineux étant à i m. 26 ou i- m. 5o ■ , au-dessous du plafond, cet éclairage correspond à celui que ; donneraient des fenêtres représentant i/5® de la surface du i plancher (Trélat).

Les flammes éclairantes, rayonnant à la fois de la lumière et de la chaleur peuvent être offensives pour l’œil. En plus de la sensation pénible éprouvée dans le fond de l’œil et vsemblable à celle qu’on éprouve dans un désert de sable, les parties extérieures de l’œil sont irritées par les rayons calorifiques obscurs plus nombreux que les autres (80 à <)4 P- 100) : des kératites peuvent en résulter. Ces rayons,

HABITATION PRIVÉE

étant absorbés en partie par les milieux transparents de l’œil, sont moins offensifs pour les membranes profondes.

On peut remédier à ces inconvénients en plaçant les foyers lumineux à i mètre au-dessus de la tête des personnes qui travaillent, ou en entourant le verre cylindrique, placé d’ordinaire autour du bec d’éclairage pour activer la combustion, d’un autre verre de forme variable, plus large que le premier (globes dépolis, verres gélatinés, enveloppes de mica, verres teintés en bleu, en opale, etc.). Le verre absorbe une forte part des rayons obscurs calorifiques (de 4o à 60 p. 100 pour une épaisseur de 2 à 4 millimètres, d’après Landsberg). De plus le courant d’air qui passe entre les 2 verres emporte une notable partie du calorique rayonnant.

L’éclairage indirect par la lumière diffuse est préférable à la disposition des foyers lumineux ordinaires en séries suivant l’axe ou sur les parois de la salle. Il permet d’éclairer également tous les points d’une salle, sans ombres et avec le minimum de chaleur. A cet effet, la lumière est envoyée par des réflecteurs vers les plafonds et les parois des locaux d’où elle revient vers les parties inférieures. Les becs sont suspendus à i m. 85 au-dessus des tables et placés au fond d’un abat-jour conique renversé, en verre opale, réfléchissant la lumière vers le plafond, mais en laissant passer aussi une partie directement, avantage qu’il a sur l’abat-jour métallique. La lumière obtenue est très égale et ne donne aucune sensation d’échauffement (i).

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