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II

HABITATION PRIVÉE

Il n’expose pas beaucoup plus aux dang-ers d’explosion que le gaz ou le pétrole. Son mélange avec l’air à 5 p. loo est détonant. L’odeur très désagréable qu’il dégage prévient du danger. L’asphyxie n’est possible que dans un local restreint où l’air atmosphérique serait rapidement remplacé par le gaz toxique. Quelques insufflations d’air normal suffisent à dissiper les accidents quand l’asphyxie n’a pas été poussée très loin.

La modicité du prix des matières premières et de l’installation, la facilité de sa préparation font de l’acétylène un mode d’éclairage accessible à tous et très recommandable à cause de sa faible toxicité et de l’intensité de sa lumière.

Le gaz d'air carburé obtenu par le passage d’air à travers de la gazoline (essence de pétrole à la densité de o,65*^) donne une lumière plus douce et plus blanche que le gaz ordinaire, vicie moins l’air des habitations, mais donne beaucoup de chaleur.

U éclairage électrigue mérite, avec l’acétylène, de prendre une grande place dans l’éclairage des habitations et des villes coloniales ; l’arc voltaïque étant réservé pour l’éclairage des lieux publics et les lampes à incandescence (de 12 à 16 bougies) étant plus usitées dans les maisons.

La diminution des chances d’incendie, l’égalité et l’intensité de sa lumière, la suppression des altérations de l’air font de cet éclairage le favori de l’hygiène. Il a l’avantage précieux de produire moins de chaleur, la lumière étant produite par tension électrique plus que par combustion. A O m. 20, le thermomètre monte d’une quantité 2 fois moindre qu’avec le gaz. Une lampe Swan de 17 bougies produit en i heure 28 fois moins de calories qu’un bec Argand (Renk, cité par Arnould).

La chaleur, la viciation de l’air par le CO- et l’état hygrométrique sont moins élevés avec l’électricité qu’avec les au très agents d’éclairage :

ECLAIRAGE

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