FRUITS
Les lég'umes peuvent être nuisibles parce qu’ils transportent des germes empruntésàTeau dans laquelle ils sont lavés. Le D^Ceresole(i) a trouvé sur des morceaux de légumes des œufs de tœnia, d’oxyures, d’ascarides, d’anchylostome, des amibes, des anguillules. En outre il y avait un grand nombre de microbes (microcoques, staphylo ou streptocoques, sarcines, coli-bacilles, B. septicus, B. té tani). D’après Biancoti le danger de véhiculation de germes pathogènes n’existerait réellement que dans le cas d'arrosage direct des légumes avec des eaux contenant des fèces.
La plupart des maraîchers indigènes, et aussi quelques Européens, arrosant leurs jardins avec des matières fécales simplement diluées, il est très possible que les feuilles et les racines des légumes ainsi arrosés deviennent les véhicules d’infections parasitaires ou microbiennes. Le choléra, la dysenterie, la fièvre typhoïde, la bilharziose peuvent être transmis de cette manière.
La précaution indispensable est de laver les légumes crus avec de l’eau stérilisée et de les plonger ensuite dans une solution d’acide tartrique à 3 p. loo, solution antiseptique, inofl'ensive et peu coûteuse, suffisamment efficace même contre les spirilles du choléra.
i3. Fruits. — Parmi les fruits très nombreux que fournit la flore tropicale, les uns sirupeux, sucrés, les autres acides, mucilagineux, d’autres encore crémeux, très aromatisés ou très féculents, il en est un bon nombre qui ioignent, à un goût agréable, l’avantage de compléter l’a-
Le cerbera Manghiœ (en Nouvelle-Calédonie), analogue au Tanghin de Madagascar, des apocynées et le rhus atra en Nouvelle-Calédonie.
En Indo-Chine et dans l’Archipel Malais les indigènes mélangent à des aliments les poils très fins qui revêtent la gaîne des jeunes pousses de bambou pour exercer des vengeances conjugales.
(i) D‘‘ G. Geresole, El Policlinico, Sezione pratica; 1900-1901, p.55, cité par Renaut, in Rev. hyg .
ALIMENTATION
limentation . Enfin des fruits sont importés d’Europe, à l’état frais et, plus souvent, à l’état sec.
Les fruits contiennent une forte proportion d’al-
bumine (noix = i6,4 p. loo) et de g'raisse (noix = 62,8 p. 100). Ils ne conviennent pas à l’alimentation dans les pays chauds.
Les fruits pulpeux contiennent une forte proportion d’hydrocarbone (pomme = 12 g'r.; raisin = 26 gr. 3). Ils sont plus avantag-eux que les précédents. Ils favorisent la dig-estion par les acides lég'ers qu’ils contiennent et renforcent l’alimentation par leurs sels de potasse. Le sucre qu’ils contiennent fournit aux besoins d’énerg-ie.
L’analyse d’un certain nombre de fruits usités en Europe a donné à M. Balland les résultats cités dans le tableau ci-dessous (i).
En résumé, ces fruits contiennent de 72 à 92 p. 100 d’eau. Dans les fruits à pulpe, la matière azotée varie de o,25 à 1,55 et dans les fruits à g'raisse de i5à20 p. 100 à l’état sec.
Les matières g-rasses sont en faible proportion, à l’exception des Amandes, Noix, etc. (58 à 68 p. 100 à l’état sec).
L’acidité atteint son maximum dans les Framboises (i, 25 p. 100). Les cendres sont en faible quantité. On trouve du mang-anèse dans quelques-unes.
Le sucre et les matières extractives sont avec l’eau la partie la plus considérable. Grâce à la forte proportion de sucre (de 3,7 à 5 1,3), les fruits sont des aliments hydrocarbonés précieux, quoique peu nutritifs.
Parmi les plus usités des fruits tropicaux, il faut citer au premier rang* la Banane, consommée en g-rande quantité en Europe. Sa chair, un peu cotonneuse, mais de saveur délicate qui ne lasse jamais, est sucrée, féculente, riche en acide g-allique et en sucs astringents.
(1) Balland, Annales d'hygiène publique, août 1900, pp. 82 et suiv.
Analyse de fruits usités en Europe