‹ Hygiène de l'ame par le baron E. De FeuchterslebenChapitre 17 sur 41 · LI1I · texte numérisé non relu

LI1I

Si l’intelligence suffisait à l’homme, nous n’aurions pas la faculté de sentir ni celle d’imaginer.

Le corps et l’âme sont fortifiés par l’action alternative du froid et du chaud, de la joie et de la douleur. C’est ainsi que la nature, comme la poésie, fait l’éducation de ses enfants les plus distingués.

MAXIMES

La science ne peut pas nous donner du goût pour la vie elle nous la montre plutôt dans toute sa nullité. L’imagination et le sentiment excitent notre intérêt pour des phénomènes passagers et par là nous rendent heureux. En ce sens, l’art est plus salutaire que la philosophie.

Les notions de la science ne remplissent pas le cœur de l’homme; elles ne peuvent ni le faire agir ni le calmer. Ce pouvoir n’appartient qu’au sentiment, à ce je ne sais quoi qui n’a pas de nom, mais dont les effets sont réels. Par exemple, on a dit excellemment : les poèmes de Hafis récréent l’âme, non par le sens des paroles, mais par la sérénité des sentiments qu’ils répandent.

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