LXXXV1II
Il y aurait du pédantisme et de la maladresse à vouloir suivre, dans tous ses détails, l’action de la volonté sur toutes les fonctions habituelles et journalières de la vie physique.
On peut voir dans les écrits des médecins qui ont fait des observations attentives, que la colère agit sur le système biliaire, qu’elle fait évacuer la bile par des vomissements ou par des selles ; que la frayeur agit sur les nerfs qui se rendent au cœur ou aux gros vaisseaux ; que la crainte et la feuchtebslebbn. 4 4
MAXIMES
haine produisent du froid ; la joie et l'anxiété, de la chaleur ; une attente joyeuse ou inquiète, des palpitations ; l’aversion et le dégoût, des syncopes ; que le rire et les larmes sont ordonnés par la nature prévoyante dans l’intérêt de notre bien-être physique ; que ce bien-être enfin représente souvent une véritable crise des maux les plus compliqués. Nous avons une action au moins négative sur l’éternument, les bâillements, les soupirs, etc. Ce qu’il y a de plus subtil, de plus remarquable, et, en même temps, de plus journalier dans les effets physiques de la volonté, peut à peine s’exprimer par des paroles. Mais qu’on mette notre théorie à l’épreuve d’une pratique sérieuse et persévérante, et l’on sera surpris de ses merveilleux résultats.
On prétend avoir observé que l’aspect du beau exerce sur l’organe de la vue une influence salutaire, comme le vert des prairies et le bleu du ciel.
ET PENSÉES