VÉRITÉ
de ses proches et du médecin, qui ne se laissent pas tromper comme lui. C’est là l’image du monde. Personne n’a le courage d’être soi-même, et cependant la santé repose sur le développement libre et spontané de l’individu. Les philosophes ont bien compris quelle est la maladie de notre temps ; ils en ont indiqué le remède. Seule, ont-ils dit, la vérité peut sauver le monde. Hommes, soyez vrais partout et toujours ! Ce qu’ils enseignent en général à notre génération, le médecin doit le recommander avec instance à chaque individu en particulier. C’est en effet un métier fatigant et qui use vite les forces humaines, de rester continuellement en scène et de jouer un rôle toute sa vie, dût- on même au dénoûment s’écrier, avec le même droit qu’ Auguste : La pièce est finie, applaudissez ! Hufeland compare cet état à un spasme continuel de l’âme, à une fièvre nerveuse lente. Pourquoi nous y condamner ? Ne vaut-il pas mieux être vrai? Faut-il de si grands efforts pour suivre l’instinct de la nature ? Je dis à l’homme : Il n’y a pas de force sans vérité ; à la femme : Il n’y a pas de vérité sans grâce. Apprenez ce secret, qui est à la portée de tous les esprits et que personne ne découvre (éternelle his-