‹ Hygiène de la digestion, avec quelques considérations nouvelles (volume 2)Chapitre 1 sur 27 · DE LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA DEUXIÈME ÉDITION

Ce livre a reçu de la part des médecins et du public un accueil bienveillant. Plusieurs de nos confrères, tous d’un mérite reconnu, quelques-uns spéciaux dans la question, l’ont signalé comme un travail utile et consciencieux. MM. Réveillé-Parise, de l’académie de médecine, Pidoux, médecin du bureau central, Bailîarger, de l’académie de médecine, Fuster, agrégé de la faculté, Lartigue et Foucard, écrivains et praticiens distingués, ont recommandé V hygiène de la digestion aux gens du monde désireux de fortifier ou de rétablir leur santé, par une direction éclairée de cette importante fonction .

De tels suffrages, précieux plus encore par la qualité que par le nombre, nous imposaient peut-être une révision complète de notre œuvre, et de nouveaux efforts pour préciser quelques points de plus dans la question si complexe de l’alimentation. Pénétré de cette opinion, nous avons réuni de nouvelles observations, nous avons poursuivi nos expériences sur l’homme et sur les animaux, dans l’intention de répondre, selon nos moyens, à l’accueil sympathique de nos premiers lecteurs. Cette besogne une fois achevée, nous avons vu que le récit d’un grand nombre de faits particuliers compliquerait le sujet plus qu’il ne le compléterait, car les formes particulières des affections abdominales chroniques sont infinies; l’expérience nous le prouve chaque jour. Nous avons compris que l’exposé d’expériences variées sur les hommes, les mammifères carnivores, les oiseaux granivores, en changeant le caractère du livre, lui donneraient un accroissement qui n’est point en rapport avec les besoins de la classe de lecteurs pour qui nous l’avons écrit. Ces considérations nous ont déterminé à user des faits de pratique qui appartiennent plutôt à la médecine qu’à l’hygiène, et des expé-

de cette série, par l'observation et l’expérience : un tâtonnement sage lui révèle les différences individuelles. ïl n’y a point de direction absolue possible pour tous les cas d’irritations chroniques de meme nom; l’intelligence et l’esprit d’observation du malade sont les auxiliaires indispensables au praticien.

Nous avons vu souvent des personnes atteintes de gastrite, d’entérite, d’entéro-colite chroniques, qui avaient suivi, pendant des années, sans contrôle et sans succès aussi, la direction imprimée à leur régime, se rétablir et marcher à une guérison solide, grâce au soin qu’elles prenaient enfin de veiller, par elles-mêmes, et de juger la valeur de chaque aliment par le résultat de la digestion dans ses différentes phases. Nous avons la confiance d’avoir jeté sur ce point quelque lumière nouvelle, et nous le recommandons à l’attention de nos lecteurs.

Imprimerie de Laerampe et Comp., 2, rue Damiette.

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