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Normalement son appétit et sa soif plus intenses la guident et elle absorbe un supplément qui compensera les demandes de la sécrétion lactée à ses réserves.
Considérons les valeurs de ces deux rations ration d'entretien normale et ration d'allaitement.
Une femme de 60 kilogrammes a besoin de 2.000 calories pouvant ainsi se répartir
200 calories fournies par bo gr. d’albumines. hoo calories fournies par 5o gr. de graisses. 1.400 calories fournies par 350 gr. d’hydrates de
carbone.
Or, un litre de lait équivaut à 650 calories. Une femme fournissant un litre de lait aura donc besoin de 2.650 calories.
La proportion des aliments nous sera indiquée par la composition par litre du lait de femme :
caséine et matières azotées ...... T4 ST:
TACIOSR ER SPRL A SAR SE MERS 68 gr.
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sels (potasse, soude, chaux, magnésie, fer, phosphore, chlore .. 2 gr.
Enfin des ferments et des vitamines.
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Ea ration d'allaitement devra donc apporter les aliments dont le métabolisme formera les éléments
du lait.
Les matières grasses azotées sont fournies par les protéides alimentaires, le lactose et le beurre n'augmentent pas dans le lait selon de nombreux auteurs, en même temps que dans l'alimentation maternelle, tandis que tous sont d'accord pour admettre que le beurre augmente dans le lait avec une alimentation riche en protides.
La proportion des sels est la même dans le lait et l'alimentation, sauf pour le calcium plus abondant dans le lait (c'est la raison de la décalcification trop fréquente chez les nourrices, cause de leurs caries dentaires si faciles). Aussi devrons-nous conseiller une alimentation riche en sels de chaux (surtout phosphates) et en vitamines ‘antirachitiques indispensables à leur fixation, et écarter du régime les, acides, qui augmentent les pertes de chaux. |
Le lait contient peu de fer (2 mmgr 5o par litre), et le nourrisson épuise ses réserves hépatiques. En cas d'allaitement strict prolongé, il sera bon
d'augmenter la proportion de fer dans l’alimentation maternelle.
Aliment le plus riche en vitamines (A.B.C et P) le lait n’en contient qu'autant que le régime de la nourrice en comporte. On donnera donc à celle-ci des vitamines À et P (lait, embryons de graminées, foie et reins des animaux), B. (légumes, grain de blé entier, écorce des grains, lait, viande) et C. (surtout fruits).
Nous grouperons ces divers facteurs en des régimes pratiques, y introduisant la deuxième qualité de cette alimentation qui doit être :
2° Rationnelle. — À une femme normale, se nourrissant de façon saine et variée, nous conseillerons d’obéir à sa faim et à ses goûts, les meilleurs guides de l'appétit.
Au lieu d'affirmer, en généralisant, que tel ou tel aliment a une vertu galactogène, nous tiendrons compte des indications de chaque femme : certaines voient leur sein se remplir grâce au pain, ou aux lentilles, aux haricots, à la morue, etc.
Le lait est reconnu par beaucoup d'auteurs comme augmentant la sécrétion lactée ; la bière jouit d’une grande faveur qui a pu trouver sa cause
dans un certain succès, et nous ne la combattrons pas, à condition qu’elle contienne beaucoup de sucre et peu d'alcool.
(Certains aliments doivent être évités : le gibier faisandé, les viandes conservées, les crustacés, les coquillages ont causé chez des nourrissons de l’urticaire, du collapsus, de la diarrhée. L’ail, les choux, les asperges donnent au lait une saveur désagréable qui peut dégoûter l’enfant du sein et on a vu des nourrissons présenter de la diarrhée dans ces Cas.
D'autres ne doivent pas être absorbés en grande quantité : ce sont les plats trop assaisonnés ou trop épicés. Cependant une nourriture trop fade serait capable de diminuer l’appétit de la nourrice.
De même la patisserie ne sera pas absolument interdite, à condition qu’elle soit fraîche et non suspecte de souillure.
Malgré ces quelques restrictions, il reste une variété d'aliments largement suffisantes pour composer une nourriture agréable.
Nous conseillerons particulièrement :
— le pain bien cuit, les potages au lait, au
bouillon de viande ou de légumes, les viandes de boucherie, volailles, œufs, poissons frais, morue, sardines à l'huile, jambon, le beurre et le lard.
— les féculents et pâtes préparés simplement, pommes de terre, haricots, lentilles, pois, navets, carottes, betteravse, fèves, marrons, riz, macaroni, nouilles.
— les légumes verts et salades cuites.
— les fromages peu fermentés, les fruits cuits
(ou crus en petite quantité), le lait.
Marfan donne un plan simple de ration quotitienne, pour une nourrice de 60 kilogrammes secrétant un litre de lait :
Pain : 450 à 500 gr. ; viande ou poisson ‘ 150 à 200 gr. ; œufs : un par jour au plus ; farineux : 200 à 200 gr. préparés avec 20 gr. de beurre ; légumes verts : 100 gr. avec 15 gr. de beurre ; fromage : 30 gr. ; salade crue ou fruits 100 gr ; lait (avec ou sans café) : 250 gr. avec 12 gr. de sucre ; beurre des tartines : 20 gr.
Ce régime fournit environ 2.700 calories, et sera largement modifié selon les habitudes, la santé, et les conditions sociales. |
L’hygiène devra également guider la soif naturellement plus intense chez la nourrice.
La meilleure boisson sera, pour satisfaire les goûts personnels, celle dont la femme aura lhabitude.
Cependant l'usage des boissons fermentées sera surveillé, car l'alcool passe en partie dans le lait : cela est prouvé par les nombreux cas cliniques de troubles relevant de l’intoxication alcoolique chez des nourrissons de mères alcooliques.
Ce sont des crises aiguës d’agitation, de vomissements, de diarrhée, et quand la nourrice est alcoolique chronique, un état de nervosisme avec insomnie, cris, hyperesthésie, chez des enfants à l'aspect souvent floride. On se méfiera de l’alcoolisme, selon Marfan, quand des convulsions apparaîtront chez des nourrissons en nombre rapidement croissant et avec apyrexie.
Nous ne proscrirons pas cependant toute boisson alcoolisée, el nous permettrons un demi-litre par jour de vin ou de cidre, trois-quarts de litre de bière; pour calmer sa soif, la mourrice prendra de l'eau pure où de l’eau bicarbonatée calcique (Alet, Pougues, Saint-Léger, Saint-Galmier) qui lui apportera des minéraux essentiels.