COUCHER
pas remplir le berceau et que Tenfent puisse y tenir sans crainte de tomber en remuant. La plume» le duvet et la laine sont plus nuisibles qu'utiles, à cause de la chaleur qu'ils développent, et de la facilité qu'ils ont à s'imprégner de l'odeur de l'urine.
Sur les paillassons se place une couche de toile, et quelques personnes y mettent de la toile cirée^ ou du taffetas gommée pour retenir l'urine, ce qui est très mauvais. L'usage des feutres aèsorbants est infiniment préférable. Les feutres sont mouillés par l'urine, qui ne séjourne ni dans les langes de l'enfant ni dans les paillassons de balle d'avoine, et l'on n'a qu'aies faire sécher pour s'en servir de nouveau. Si les paillassons viennent à se mouiller, il faut les faire sécher à l'air, au soleil, ou devant le feu avant de les remettre dans le berceau. Leur intérieur doit être renouvelé tous les mois.
Sur les paillassons, on place à l'endroit de la tête un oreiller demi-circulaire, également rempli de varech ou de balle d'avoine, quelquefois de crin chez les enfants qui sont très nerveux ou très im-
Une fois l'enfant dans son berceau, entouré de son maillot, on le couvre d'une couche, d'une eouverture de coton ou de laine, suivant la saison « rrc. mu. mr. i 5.
et la température. En hiver, on peut le recouvrir d'un petit édredon. On aura soin de placer l'enfant de manière que les yeux ne soient point exposés à une lumière oblique trop vive, et soient directement devant le jour. La nuit et pendant son sommeil de jour, il faut entourer l'enfant dans ses rideaux. On devra ensuite renouveler de temps en temps l'air de lappartement où il se trouve, n y a un abus à éviter qui est malheureusement trop commun, c'est celui de couvrir immodérément les enfants dans leur berceau, sous prétexte de les garantir du froid et des impressions de l'air : de celte façon on les étouffe sous des cou* vertures pesantes ; ils baignent dans la sueur, et, pendant Tété, ils ont le corps couvert de rougeurs et de vésicules sudorales que l'on prend quelquefois pour une maladie sérieuse, tandis qu'elles sont le résultat d'une pratique vicieuse. Ces éruptions disparaissent dès qu'on cesse de trop couvrir les enfants.
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