DES VÊTEMENTS
On a enfin compris qu'il fallait habiller les enfants pour les garantir de Finfluence des agents extérieuTB, et en particulier du froid, et non pas pour apporter une entrave à la liberté de leurs mouvements. Ainsi l'usage du maillot, tel qu'on le confectionnait autrefois^ est abandonné. On n'emprisonne plus les enfants dans des draps, leurs jambes allongées et immobiles, leurs bras solidement fixés le long du corps, et la tête attachée sur le devant de la poitrine. On les laisse à peu près libres dans» les pièces de linge qui les enveloppent. C'est là le principe qui doit présider à l'habillement des enfants.
11 y a deux manières d'habiller les nouveau*nés: on les laisse en liberté, ou l'on se sert du maillot modifié.
Quand on les élève avec les membres en liberté, leur vêtement de corps se compose de la chemisette de toile, de la brassière de laine et de coton ouverte par derrière, d'un semblant de corset, du fichu, de la robe, de chaussettes de laine tricotée
et de couches de toile ou de flanelle en culotte. Ce vêlement, convenable peut-être à cinq'mois, ne Test pas au moment de la naissance, et il expose le nouveau-né à des refroidissements dont les conséquences peuvent être mortelles.
Le maillot modifié est infiniment préférable pendant les premiers mois de la vie. Plus tard on peut le quitter pendant le jour ; mais il faut le reprendre pendant la nuit jusqu'à un an ou dixhuit mois. Le maillot, tel qu'on l'emploie aujourd'hui, n'est susceptible d'aucun reproche ; il ne comprime pas le corps et gêne peu les membres. Il a de plus l'avantage d'empêcher le refroidissement des jambes, et si l'enfant se mouille avec l'urine, il est en contact avec du linge qui reste tiède en attendant qu'on le renouvelle.
Ce maillot est composé des pièces suivantes : une chemisette de toile et une brassière de laine, ouvertes par derrière et fermées avec des cordons ou des épingles, recouvrent la poitrine et les bras; une couche également de toile, et un lange de coton ou de laine, suivant la saison, destinés à envelopper la partie inférieure du tronc et les membres pelviens. On fixe ces pièces de toilette à la partie moyenne du corps, qu'elles doivent entourer. La couche enveloppe les jambes, et sert à