INFLUENCE IMMÉDIATE DES MALADIES DE LA NOURKIGE
glande mammaire, c'est-à-dire dans lesquelles le lait présente des altérations appréciables h nos moyens d'investigation. Il faut mettre dans la peoonda celles qui ne sont accompagnées par au« cune altération de ce genre, et dans la troisième enHn celles dont la transmission s'opère par le contact répété de la nourrice et de l'enfant, « Maopima diverm est ratio, me raro mirmda^ quq ad parvulos morbd taies transferuntiér, Partim nimirum lacté ^pârtim perspiratione^ partim contactiez partim saliva^ partim alia via^ morbi ad eosdem transir ç possunt, ^ (Wagner.)
PasMiÈRi; eusse. — Influence immédiate des maladies de la nourrice avec altération du lait.
Ce que j'ai dit précédemment des altérations du lait trouve ici son application, et doit servir à l'intelligence, de cette partie de la question,
V II y a des femmes qui ont toutes les apparences de la santé la plus robuste, et dont la constitution est forte et vigoureuse, qui ne font cependant que de pauvres nourrissons. J'en ai vu des exemples, mais ils sont rares. M. Donné en a rapporté un qui est très curieux (1) . La dame qui fut le sujet de son observation jouissait d'une belle
(i) C(mrs de microtcopie. Paris, 1844, p. 445.
et ilorissanle santé, mais son enfant venait mal, paraissait souffrir après avoir teté, et il avait souvent du dérangement d'entrailles. M. Donné crut devoir rapporter ces accidents à une altération particulière du lait, trop riche, contenant des principes nutritifs abondants, trop substantiels et trop lourds pour l'estomac de l'enfant. En effet, le lait de cette nourrice renfermait une prodigieuse quantité de globules ; ils étaient tellement serrés, qu'à peine voyait-on quelques espaces libres entre eux, et partout ils se présentaient sans confusion ni agglomération. C'est, dit M. Donné, le lait le plus riche que j'aie encore rencontré. D'après cet examen , j'engageai la mère à continuer de nourrir son enfant, en prenant seulement le soin d'éloigner les heures de l'allaitement, afin de laisser aux digestions le temps de se faire et pour diminuer un peu la consistance du lait par son séjour dans les mamelles. Cette simple procaution suffit pour faire disparaître les accidents, et l'enfant revint bientôt à la santé.
L'excès dans les qualités du lait est donc un
défaut ; sa trop grande richesse, c'est-à-dire l'aug-
■ontation absolue du chiffre de ses globules, chez
pfeiMirrioe forte et vigoureuse, est toujours pré-
nûmt éprouve, sous cette inflnencp,