‹ Hygiène de la première enfance (volume 2)Chapitre 116 sur 143 · INFLUENCE IMMÉDIATE DES MALADIES DE LA NOURRICE · texte numérisé non relu

INFLUENCE IMMÉDIATE DES MALADIES DE LA NOURRICE

loppa sur tout le corps de son enfant au quatrième mois delà naissance.

J'arrive enfin à un genre fort important de maladies des nourrices, dont l'influence immédiate sur les enfants est loin d'être déterminée. Je veux parler de Tinfluence des constitutions, des diathèses et de certaines cachexies dans lesquelles le lait ne présente aucune altération appréciable. 11 est presque sans exemple d'avoir observé chez an 6nfant allaité par une nourrice de constitution scrofuleuse, ou par une nourrice scorbutique et atteinte de syphilis latente, des accidents évidemment en rapport avec ces divers états morbides. On peut même nier l'existence de ces accidents comme étant le résultat des dispositions de la nourrice. On ne doit les accepter qu'à titre de coïncidence. En efi'et, si l'on observe avec soin les enfants de bonne race, nourris par une femme de tempérament scrofuleux, même très prononcé, on ne trouve ni dans l'état extérieur, ni dans la santé, de phénomènes qui puissent faire croire qu'il est scrofuleux. Si cette lactation doit avoir quelque influence, on ne s'en apercevra que plus lard.

Quant à la syphilis, aucun fait ne démontre d'une manière positive sa transmission par l'allaitement. € Constat hodie fere inter onmes virais

3is HYGiKNi; DE u PH^MiÊns; i;nfai^ç£, venereim neutiquam per lac ad infantes tranBferri, » (Wagner.) On peut croire àc^tte transmission, mm il aérait difficile (J'en fournir des prouves nn peu satisfaisantes, P'^bord le lait des femmes syphilitiques ne présente pas de caractères différents du kit des femmes bien portantes; s'il eit ritéré, ee doit être par un virus, et Ton n'a pas eneore pu arrivera en saisir un seul« Ensuite, ii Ton examine aveo soin les cas de syphilis qui ont été attribués ou qu'on serait tenté â'dttribuer àlHnfeetion par le lait, on verru qu'il n'en ^i pas ainsi, et que le mode de propagation est tout dit" férent. On trouve en effet presque toujours chenla Bourrioe un cbanere dont le pus, transporté psr les mains, par le linge et par les emUeiets r^tés, a fini par être abaoïiié et par produire dans Is hôuehe et sur le corps un obanore semblable, ori* gine de Pinfeetion vénérienne.

Il y a dans ees eas une véritable înoenlatioa dont le chancre est le pbéncofnène primitif et en même temps la cause des accidents aeeottdinres< G' est en général de cette manière que &'€4>èrels transmission de la syphilis aux enfants.

L'inQuenee de la diathéae ou de la cachexie syphilitique n'est donc pas immédiate, ear la syphilis vne paraHpas se transmettre par la lar talion; eUe

rNFLUEMGK INIl£pUT£ DRS lULADlES DK U NOURRICE. 319

a peuUôtre au contraire une influence assez éloignée, et il n'est pas impossible qu'elle ait un rap^ port assa? intime avec le développement de l'af* fection scrofuleuse.

En résumé, on voit que certaines dispositions du cœur, les aflections morales, les passions, et quelques maladies delà nourrice qui ne sont pas accompagnées par une modification du lait, ont quelquefois une influence immédiate assez grave sur la santé des enfants.

Cette influence est même en général plus fâcheuse que l'influence des maladies avec altération du lait. Tous les enfants ne la subissent pas avec la même facilité ; U en est même qui y sont complètement réflractaires.

La séeheresse du cœur de certaines mères pour leurs enfants, le profond dégoût qu'elles ont pour les soins de Tallaitement, nuisent an développement physique des nourrissons.

La frayeur, la colère, les inquiétudes continuelles, les chagrins très vifs, etc., sont quelqueloitla cause de troubles assez graves du edté des voies dîgestives, et surtout du côté du système nerveux. Ceux-ci s'observent surtout au milieu des passions violentes, et en particulier sous Fiafloeneedes satisfactions vénériennes. Les eonvul-

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sions chez les enfants sont la manifestation la plus ordinaire de cet état des nourrices.

La menstruation est quelquefois accompagnée de coliques, de vomissements et de diarrhée, mais ces phénomènes sont rares.

L'état de la constitution, les tempéraments, les diathèses, ne paraissent avoir aucune influence immédiate sur la santé des enfants. Si ces maladies ont une action, ce ne peut être qu'une action très éloignée.

TROksiÈMB CLASSE. — loflueDce immédiate des maladies de la nourrice par suite du cootact avec reorant.

Je viens de déterminer l'action de certaines maladies de la nourrice sur la santé de l'enfant, soit qu'il y ait une altération appréciable du lait, soit, au contraire, que ce liquide ne présente rien de particulier. Mais d'autres maladies de la nourrice peuvent se communiquer à l'enfant par infection ou par contact y et ici ce n'est plus en sa qualité exclusive de nourrice que cette femme transmet une maladie quelconque, c'est au même titre que toute personne étrangère qui apporterait le germe de cette même maladie. C'est ainsi que peuvent se transmettre la gale, l'ophthalmie, la diphtbérite, la variole, le choléra, d'après mes

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