‹ Hygiène de la première enfance (volume 2)Chapitre 135 sur 143 · Les éperviers ne couvent pas des colombes · texte numérisé non relu

Les éperviers ne couvent pas des colombes

6. D'un phlegmatique nait un phlegmatique ; d'un bilieux un bilieux ; d'un phthisique un phthisique. (Hippocrate.)

7. L'hérédité morbide, loi de l'espèce éternelle, n'est pas fatale, et elle peut être corrigée parri>î/ie7/^,qui est la loi de l'individu, essentiellement variable.

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8. A l'hérédité, principe du semblable dans les êtres vivants, la nature oppose l'innéité, principe du divers, et c'est ainsi qu'elle détruit d'elle-même la source des biens et des maux engendrés par la génération. (P. Lucas.)

9. Les penchants moraux, les vices, les diflTormités, les diathèses et les maladies se transmettent souvent par hérédité directe du père et de la mère; par hérédité indirecte des grands parents; par hérédité Collatérale des oncles et des tantes; enfin par hérédité d'in/lttence^ lorsqu'une génération amène un produit semblable à un conjoint antérieur qui n'est plus.

10. Une veuve peut avoir des enfants qui ressemblent à son premier mari, d'où ce proverbe : Un fils adultérin vient souvent excuser la faute de sa mère.

11. Une femme qui devient enceinte doit renoncer aux vêtements, aux habitudes, aux exercices et aux fatigues qui pourraient troubler la conception , si elle veut donner le jour à un enfant bien conformé.

12. La saignée favorise quelquefois la gestation, mais elle doit être motivée par de« accidents de véritable pléthore locale ou générale.

13» Le rejet d'un caprice déraisorttoble chez une

femme enceinte ne peut avoîr d'influence sur la santé de son enfant.

44. Une femme doit nourrir son enfant, quand elle est d'une bonne santé, et qu'il n'y a point, dans ses ascendants ou collatéraux directs, de parents scrofuleux, phthisiques ou cancéreux.

15. Il y a des femmes qui sont d'une bonne constitution et cependant qui ne peuvent nourrir, car les seins sont mal formés, leur lait est peu abondant, mal élaboré et se tarit à la moindre impression pénible.

16. Une femme dont la sécrétion mammaire est très active avant l'accouchement, est presque toujours une bonne nourrice.

17. Une mère qui doit nourrir peut commencer six ou huit heures après son accouchement.

18. Quand une femme nourrit son enfant, elle ne doit lui donner à teter que toutes les deux heures.

19. L'enfant qui prend le sein à des intervalles réglés, tette avec plus d'avidité que les autres, et il épuise le sein de sa nourrice de manière à enlever les dernières parties du lait qu'il renferme, et qui sont les meilleures, parce qu'elles contiennent plus de crème que les premières parties soutirées.

3fiG HYGIÈNE DE LA PREMIÈRE ENFANCE.

20. Entre onze heures du soir et six ou sept heures du matin, une bonne nourrice ne donnera qu'une seule fois à teter.

21. Il est dangereux de prendre pour nourrice une femme primipare, qui est nécessairement inexpérimentée.

22. Une bonne nourrice doit avoir de vingt à trente-cinq ans, les cheveux bruns, les gencives rosesi les formes un peu grasses, le mamelon bien formé, le sein un peu dur et maibré de veines bleuâtres.

23. Les nourrices ne doivent avoir aucune marque récente ou ancienne de syphilis et de scrofule.

2&. Le lait, jaunâtre dans les premiers mois de Taccouchèment, blanc bleuâtre un peu plus tard, est une éinulsion alcaline, formée d'eau et de principes solides en dissolution ou en suspension.

25. Le beurre n'est que suspendu dans le lait, et les autres principes du lait sont en dissolution dans ce liquide.

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