DURÉE D£ L'HÉRÉDITÉ. 7S
longue avec le concours des circonstances qui les ont formés ; comme l'a dit Buffon dans cette majesté de style qui lui est propre : «Elles ne sont » que des possessions usurpées .pour un temps
> sur la nature , mais qu'elle a chargé la main sûre
> des siècles de lui rendre. »
n n'y a donc rien de fatal dans l'hérédité normale ou morbifique, et la transmission séminale des maladies, si fréquente qu'elle soit, peut être entravée par un grand nombre de causes, et notamment par l'antagonisme des deux lois primordiales delà procréation : Yinnéitéel Y hérédité. Opposées dans leur essence, elles ne se combattent que pour mieux atteindre leur but, et, en les comparant, comme l'a fait Lucas, dans leur marche parallèle, on voit que leur durée est toute différente.
« Dans le type spécifique j par le fait Vinnéité passe et Y hérédité reste.
> Dans le type individuel^ c'est à la longue Yinnéité qui reste et Y hérédité qui passe.
i> En effet, dans l'espèce, le divers se produit pour un temps à titre d'accident temporaire, qu'une force irrésistible anéantit et ramène au semblable^ tandis que dans l'individu, c'est le semblable qui est temporaire, qui est l'accident qu'une force irrésistible ramène au divers.
MNICBUT. <» HIG» 9REM* ENF. ^
fÇ HYGIÈNE DE LÀ PREMIÈRE ENFANCE.
» En voyant ainsi Yinnéité, principe du divers^ être transitoire sous le type spécifique ^elY hérédité j principe à\x semblable j être transitoire sous le type individuel j il devient évident que dans leur absolu, Y hérédité est en soi la loi de l'espèce , tandis que Yinnéité est en soi la loi de F individu. V » Sous cette dualité des lois de la procréation, se retrouvent donc comme incarnation vivante, les deux grands principes de Y étemelle fixité des espèces^ et celui de Yétemelle mutabilité des individus. Elles en sont l'expression séminale et nous en expliquent la perpétuité dans la succession des êtres, à travers les lieux et les siècles. »