‹ Hygiène de la première enfance (volume 2)Chapitre 18 sur 143 · TRAITEMENT DE L'HÉRÉDITÉ · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE L'HÉRÉDITÉ

peut préserver l'enfant de la maladie de famille, elle peut aussi amoindrir le mal, lui donner une forme moins grave, plus facilement curable, ou enfin par métamorphose, le fixer dans un organe moins important. C'est à la thérapeutique et à l'hygiène de faire le reste.

Il est évident que si la maladie transmissible ou transmise appartient à l'ordre de celles qu'engendre l'influence des lietêXy des climats, de là profession des parents, du régime de vie et des habitudes y il faut changer ces enfants de pays, leur donner une autre profession, modifier leurs habitudes, leur régime, etc.

Un enfant de parents goitreux, s'il vit dans le même lieu où il a pris naissance, aura le goitre, tandis qu'il en sera épargné en allant vivre ailleurs. — L'hématurie héréditaire et endémique des pays chauds peut être prévenue par l'expatriation. — Véléphantiasis disparaît parle régime, et, ainsi qu'on l'a vu dans les îles Ferroë, cette maladie héréditaire a cessé en cinquante ans, lorsque les habitants, ayant quitté la pèche, se mirent à cultiver le sol et à changer leur alimentation. — La scrofule, si commune sous toutes ses formes, de gourmes, d'écrouelles, de phthisie pulmotiaire, etc., ne se guérit que par le changement

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d'habitudes, de lacalitési souvent même de cUmal, et il y a des familles qui n'ont sauvé leuns enfants menwésédpàfhisie ptUmonaire qu'en allant vint un certain nombre d'années dans les pays du soleil, où règne une chaleur modérée, mais constante. Le régime végétal et l'habitude des exercices corporels sont ce qu'il y a de plus utile pour prévenir la goutte et le rhumatisme. C'est enfii) pour les maladies nerveuses spasmodiques, con^ vulsives ou mentales qu'engendre la civilisatMNi raffinée des villes, et surtout des grandes capitales, qu'un régime fortement animalisé et qu'une éducation forte et virile arrivent à empêcher leur développement si funeste à la race.

Ici il y a une précaution à prendre si le mal est d'origine maternelle, il faut interdire absolument la lactation qui ajouterait un mal à un autre.

Je ne veux pas m' étendre davantage sur ce sujet. Ce que j'ai dit suffit pour faire comprendre la pensée générale du traitement préventif des maladies héréditaires quand il y a lieu de croire qu'elles menacent un enfant, ou même quand elles ont donné quelque indice de leur prochaine mar nifestation. Une fois écloses, il ne faut pas les croire au-dessus des ressources de l'art ni penser

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qu'elles soient incurables. Cela est à craindre, mais il n'y a rien d'absolu ^ cet égard. Il faut les traiter comme si l'on avait affaire 4,Qne.maladie acquise et par les mêmes remèdes prolongés pendant un peu plus de temps.

La syphilis héréditaire communiquée aux en»

fants par le père ou la mère, guérit très bien et très complètement par l'iodure de potassium. Gerr taines difformités ou taches de naissance guérissent également seules ou opérées selon la règle. L'hémé^ ralopie, l'hémorrhaphilie^le rachitisme héréditaire ont été guéris par des moyens appropriés, et il en est de même d'un certain nombre de cas de scrofule, d'herpétisme , de goutte , d'épilepsie , d'aliénation, etc., observés autdifférentsâges de l'ônfancè, de la jeunesse ou de la virilité. Ce n'est pas ici le lieu d'indiquer tous les remèdes employés contre ces maladies ou contre ces diathèses compliquées d'une influence d'hérédité; mais ce qu'il importait d'établir, c'est le fait incontestable d'une guérison possible, même au milieu de conditions en apparence si fâcheuses. Quant au traitement en lui-même, on le trouvera longuement exposé dans tous les traités de médecine et je n'ai pas à en parler ici.

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