‹ Hygiène de la première enfance (volume 2)Chapitre 42 sur 143 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

Dë L'ALLAITEMSHT par les NOimiUGfUli

Lorsque par suite des circonstances de santé dont il a été question, ou par tout auti'e motif, la mère renonce à nourrir elle-même, elle doit confier son enfant à une nourrice.

Le choix en est très diflScile. Beaucoup de femmes de Paris ou de province veulent faire ce métier, et il en est un grand nombre qui n'ont aucune des qualités nécessaires pour le remplir

convenablement. Il faut juger les nourrices d'après leur aspect extérieur, d'après leur état de santé, et d'après Texcamen de leur lait.

Des conditions à rechercher dans une nourrice.

// faut une nourrice expérimentée, — Une femme primipare, c'est-à-dire à son premier enfant, n'a pas toujours l'expérience qui est nécessaire pour élever les enfants, surtout s'il n'y a personne d'éclairé auprès d'elle pour la diriger. Il vaut mieux avoir pour nourrice une femme qui ait allaité d'autres enfants.

Age du lait. — On doit d'abord s'informer de l'époque de l'accouchement de la nourrice, c'està-dire de l'âge du lait. En effet, ce liquide change de caractère à mesure que l'on s'éloigne du moment des couches, et, quand il est vieux, il n'est plus convenable pour le jeune enfant qui vient de naître. Il n'a pas les propriétés laxatives du premier lait sécrété après la naissance, il ne renferme pas de colostrum ; c'est presque toujours un aliment indigeste et peu abondant, dont il ne faut pas conseiller l'usage.On dît, il est vrai, qu'un jeune enfant renouvelle le lait, parce que les mamelles se distendent de nouveau, et qu'on observe à peu près tous les phénomènes de la fièvre lai-

teuse. Cela est faux, ou du moins n'est pas démontré par ranalyse chimique microscopique.

L'engorgement de la glande mammaire n'a lieu, dans cette circonstance, que parce que le nouveau nourrisson ne consomme pas autant de lait que le premier.

Aspect extérieur de la nourrice^ ses cheveux^ ses dents, ses gencives. — 11 faut toujours choisir, parmi les nourrices, celles qui sont accouchées depuis deux à cinq mois environ, et dont l'âge se trouve entre vingt et trente-cinq ans. Elles ont rarement les qualités désirables lorsque leur lait est plus vieux et leur âge plus avancé. Un tableau placé plus loin fera connaître d'une manière précise l'influence de l'âge sur la composition du lait. Elles doivent avoir les cheveux bruns et noirs, plutôt que blonds et rouges ; ces dernières ont ordinairement beaucoup de lait, mais il est séreux, et occasionne facilement de la diarrhée. Il faut qu'elles aient les formes assez arrondies, potelées, le sein bien fait, un peu dur et marbré de veines bleuâtres, les gencives bien colorées et les dents assez belles. Toutefois le caractère tiré de l'intégrité des dents n'a pas autant d'importance qu'on lui en accordait jadis. Il y a des femmes dont les dents sont mauvaises, et qui cependant sont d'ex-

cellenles nourrices. Il en eti d'autres, au conlraire, qui, avec de très beUes dents, ont une constitution affaiblie qui les empêche d'entreprendre l'allaite* ment.

La coloration rouge et la fermeté des gencives ont beaucoup plus d'importance aux yeux des médecins que l'intégrité de la denture. On juge d'après Tétat de ces parties la force des sujets, leur état de santé, et jusqu'à un certain point les qualités de leur sang. H est évident que des gencives décolorées appartiennent à une femme dont le sang est aqueux et appauvri, qui peut être d'ailleurs d'une assez bonne santé, mais qui sera toujours une mauvaise nourrice.

Du caractère des nourrices. — Il est nécessaire de choisir une femme dont le caractère soît doux, et dont l'intelligence soit assez développée pour surveiller l'enfant qu'on lui confie. La gaieté de l'humeur est une chose qu'on ne saurait trop rechercher dans les nourrices; elle sert à égayer les enfants ou à les distraire dans leurs souffrances. Ils finissent alors par prendre des habitudes de légè reté et d'enjouement qui ont toujours une heureuse influence sur le développement de leur cœur et de leur esprit.

De la santé des nourrices. — Les nourrices doi-

nOUCIlUT. — HYG. PRRII. ENF. 8.

M6 HYGIÈNE DE LA PREMlÈRï; E^SFARCE.

toiise. Cela est faux, on Ju moins n'est pLis démontré par l'analyse chimique microscopique.

L'eTigor^ement de la glande mammaire n'a lieu, dans cette circonstance, que parce que le nouveau nourrisson ne consomme pas autant de lait que le premier.

Aspect extérieur de la nourrice^ ses cheveux^ ses dents, ses gencives. — 11 faut toujours choisir, parmi les nourrices, celles qui sont accouchées drpuis deux à cinq mois environ, et dont Vâge se trouve entre vini^t et trente-cinq ans. Elles ont rcaremcnt lesquali lés désirables lorsque leur lait est plus vieux et leur âge plus avancé. Un tableau placé plus loin fera connaître d'une manière précise rinÛuence de Tïlge sur la composition du lail. Elles doivent avoir les cheveux bruns et noii's, plutôt que blonds et rouges; ces dernières ont ordinairement beaucoup de lait, mais il est séreux, et occasionne facilement de la diarrhée, 11 faut qu'elles aient les formes assez arrondies, potelées, le sein biea fait, un peu dur et marbré de veines blenàtreSj les gencives bien colorées et les dénis assez belles. Toutefois le caractère tiré de Tinlégrité des dents n'a pas autant d'importance qu'on lui en accordait jadis. 11 y a des femmes dont les dents sont mauvaises, et qui cependant sont d'ex-

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cellentes nourrices. Il en est d'autres, au contraire, qui, avec de très belles dents, ont une constitution affaiblie qui les empêche d'entreprendre l'allaite» ment.

La coloration rouge et la fermeté des gencives ont beaucoup plus d'importance aux yeux des médecins que l'intégrité de la denture. On juge d'après Tétat de ces parties la force des sujets, leur état de santé, et jusqu'à un certain point les qualités de leur sang. H est évident que des gencives décolorées appartiennent à une femme dont le sang est aqueux et appauvri, qui peut être d'ailleurs d'une assez bonne santé, mais qui sera toujours une mauvaise nourrice.

Du caractère des nourrices. — Il est nécessaire de choisir une femme dont le caractère soît doux, et dont l'intelligence soit assez développée pour surveiller l'enfant qu'on lui confie. La gaieté de l'humeur est une chose qu'on ne saurait trop rechercher dans les nourrices; elle sert à égayer les enfants ou à les distraire dans leurs souffrances. Ils finissent alors par prendre des habitudes de légè reté et d'enjouement qui ont toujours une heureuse influence sur le développement de leur cœur et de leur esprit.

De la santé des nourrices. — Les nourrices doi-

nOUCIlUT. — BYG. PRIM. ENF. 8.

liO HYOIÈNR DE LA PREMIÈRE ENFANCE.

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