PARALLÈLE ENTRE LE LAIT ET LE SANG
Il y aurait une autre manière plus philosophique d'envisager la composition du lait par rapport à celle du sang : elle consisterait à ne voir dans cette sécrétion qu'une humeur formée de toutes pièces aux dépens de ce dernier, qui en renferme les éléments déjà préparés.
Ne sait-on pas, en effet, que le sang nous offre, on peut le dire, sous les mêmes formes, toutes les tnatières terreuses du lait?
En second lieu, le caséum, c'est Talbumine du sang dont l'état moléculaire seul est changé ; et d'ailleurs on a déjà trouvé le caséum dans le sang d'un grand nombre d'animaux.
Puis la présence de la matière grasse sous forme de globules dans le sang n'est plus douteuse aujourd'hui»
Enfin, l'acide lactique est démontré exister dans le sang des animaux dont le lait renferme de la lactine.
Le lait est donc un dérivé du sang, auquel il ressemble par tous les principes qu'il renferme, matières terreuses, caséum ou albumine, matière grasse et acide lactique, et dont il diffère par tous ceux qui lui manquent, fibrine, matière colorante, etc.
Après ce parallèle, j'ajouterai un mot sur l'état du caséum dans le sérum du lait récent filtré pour en retirer les globules. Ce principe n'y existe pas en simple solution, puisqu'il paraît insoluble lorsqu'il est pur ; c'est à la faveur de la soude qu'il s'y trouve dissous. Dans cette combinaison, la caséine joue le rôle d'acide, mais d'acide si peu énergique, que la base manifeste ses propriétés presque comme si elle était libre, et donne au lait une réaction alcaline non douteuse, pour celui de femme en particulier.