‹ Hygiène de la première enfance (volume 2)Chapitre 54 sur 143 · NOURRICES SAI^ES · texte numérisé non relu

NOURRICES SAI^ES

Influence de Vâge du lait sur la proportion de ses éléments,

de 1 jour à 1 5 jours et de i à 24 mois.

ACE DU UUT.

3 jours,

tt jcHn.

B jau-i.

10 jours.

H JOMPS.

15 joiiri* De I mois h ï.

[De â n). ù 3.

De â jn. à A, Do * m, îi 5, De & De â m.

De 1 m

Do 8 ni

Vu 9 [». ^ 10 Dq 10 u. \M D0II m, Hf Du ISit). àl8 DelBiD, 114

DENait*,

PAWTÏE

wlides.

1033,0^ 1031,35 103I.»6 1039,30 lOÎMl

io:ïs,?û i033,n

i03î,70 1033,00 1032,i0 ÎÛ3*,3S 1031^07 103i,37 1D3«,SM 1031^44 1031,61 lO30,f}B 103Ï,S0

loao.si

874,47 fifin..T4 S8S^45 872,8^)

871,08 870,11 873,90 88^, in «80,37 888, i& 001. M 801,35 SgO,49 8fll,05 880.08 000.03 889,04 .801,34 |878,55

SlîCRK

laâ^&a iso,!/:

Ho,ao

no,3;t

Hl,75

loa,35

HÛ,OG

. lî»,45

43,13 39,lû 38,31 42,0* 4*,27 49.4(1 35,54 41,13 43,13 43,37 44,47 *4,00 49,00 44,18 4f,59 45,31 45,84 47>fi2 43,91 43.02 41,33

33,71 44,44 33,0i 38,11 Î8,20 54,03 50,41 38,50 34,05 31,22 27,70 S7,at 10,57 24,35 4Ï,70 33,0c 25,03 10,47 24,01 Î4,44 43,47

47,10 44,18 44,77 44,57 41.47 43,08 32,08 48,00 18,îfi 37,02 36,00 38*8 38,03 3g,nG 45,02 38,70 38,57 31.00 41,05 30,08 37,32

i,ia

3,38 1,00 1.57 1,33 1.11 1,50 1,20 1,20 IJA 1,10 1,28 1,3a 1,38 1,32 1,33

Quelques m<iyejifies indiquant l'influence de Vâgc du lait sur sa composition.

fl]1032.Û0j877,aU

3° ModiflcatioDS du lait par le séjour dans les mamelles.

Voici ce que nous apprend Tobservalion à cet égard ; viendront ensuite les interprétations.

1° Dans la même traite, le lait est d'autant plus riche qu'il a été tiré plus tard ; le plus pauvre est celui qui vient le premier.

2° Le lait est d'autant plus séreux qu'on met plus d'intervalle entre deux traites consécutives.

Ainsi, contrairement à tout ce qu'on sait pour les autres humeurs de sécrétion, le lait devient de plus en plus aqueux à mesure que se prolonge son séjour dans les mamelles ; ce sont ses parties les plus grossières qui se trouvent d'aliord résorbées.

11 n'a fallu rien moins que de nombreuses analyses pour faire ajouter foi à ce résultat paradoxal annoncé par M. Péligot dans son mémoire sur le lait d'ânesse; résultat qui d'ailleurs contredisait on partie l'observation de Dey eux et Parmentier, lesquels nou^. ont appris que le lait d'une vache est moins al;, ndant et plus riche en beurre quand on ne le tire qu'une fois en vingt-quatre heures.

Néanmoins je pense que l'étonnement doif cesser un peu, quand on réfléchit sur la nature et les usages du lait, qui sont bien diflerents de ceux des autre:-: î-écrétions.

MObmCATtOffS Dti LAIT DES l^OUMilCES. 16S

En effet, la sécrétion du lait n'est qu'éventuelle, et elle ne se fait qu'à la condition que l'organe chargé de l'opérer reçoive à chaque instant une nouvelle excitation : il entrait dans le plan de la nature de tarir la sécrétion laiteuse dés qu'elle serait devenue inutile.

Or» quand le jeune animal n'exerce plus la succion accoutumée, ou bien quand on n'emploie plus aucun stimulus artificiel, le lait devient inutile ; non-seulement il ne s'en fait pas désormais, mais même celui qui distendait la mamelle, lors de la dernière montée, ne tarde pas à disparaître.

Pour les autres sécrétions, telles que celle de Turine et de la bile, les choses ne sauraient se passer ainsi, attendu que leurs usages commencent avec la vie et ne doivent finir qu'avec elle.

Au reste, il ne serait pas indifférent que les principes de l'urine ou de la Lilê fussent reportés dans le sang aussi rapidement que peut l'être le lait; tandis que celui-ci a une nature si voisine de celle du sang lui-même, qu'en y rentrant il ne peut apporter aucun trouble dans l'économie; loin de là, son caséum pourra faire de la fibrine, et sa matière grasse se brûler, ainsi que son sucre de lait, comme le feraient les principes analogues du fluide sanguin.

4° Modifications du Itlt par le régime alimentaire.

Le lait de femme est assez profondément modifié dans la quantité de ses matériaux solides par une nourriture insuffisante. Cette diminution porte presque exclusivement sur la densité et sur le chiffre du beurre et du caséum. D'après des observations faites par F. Simon, sur une femme indigente, on a trouvé :

11 novembre Femme faible, sécrétion abondante.

18 novembre.

Après une nourriture

animale abondante. .

i^^ décembre.

Privations péuililes. .

4 janvier.

Après deui Jours d*u ne nourrituie animale abondante

Des résultats analogues ont été trouvés par MM. Vernois et Becquerel, dont voici l'analyse :

Alimentation bonne. Alimenlalion médiocre.

Densité 103d.68 1031,91

Eau 888,86 831,80

Parties solides 111,14 108,20

Sucre 42.97 43.88

Beurre 26,88 25,92

Caséum 39.96 36,88

Sels 1,33 1.52

Eau.

Résidu solide.

Beurre.

Page 1