‹ Hygiène de la première enfance (volume 2)Chapitre 64 sur 143 · QUALITÉS DV LAIT CHEZ LES NODRRICES · texte numérisé non relu

QUALITÉS DV LAIT CHEZ LES NODRRICES

partager en trois portions,.rune de 8à lOgrammes, et les deux autres de 15 à 20 grammes.

La première portion, celle de 8 à 10 grammes, est mise dans un flacon à densité de même capacité, et à l'aide des procédés connus on a très facilement la densité du lait, comparée à celle de Teau distillée à une température déterminée. Lorsqu'on n'a qu'une faible quantité de lait à sa disposition, la recherche de la densité, ayant moins d'importance que les autres résultats, peut être négligée.

La deuxième partie du lait (de 15 à 20 grammes à peu près) est destinée à fournir la quantité de sucre, le poids des matières extraclives et des sels. Pour obtenir le poids du sucre, on traite ces 15 à 20 grammes de lait par 5 ou 6 gouttes de présure et A ou 5 gouttes d'acide acétique. On agite avec une spatule, on porte le tout, dans une capsule de platine, à une température de 50 à 60 degrés, et Ton jette sur un filtre. Dans cette opération, qu'il faut eflectuer rapidement, le caséum se coagule, entraînant la matière grasse, et le filtrage laisse passer le sérum parfaitement clair et limpide. Quelquefois il faut une seconde filtration ou un repos de deux à trois heures pour que cette limpidité soit parfaite. Ce sérum est placé dans un polarimètre gradué de Soleil. On constate la dé-

iM HYGIÈNE DE LA PREMIÈRE EN9ANGE.

viation à droite, et, à Faide d'une table dressée d'avance, op a d'une manière extrêmement exacte la quantité de sucre de lait contenue, par ei^emple, dans 1000 parties de lait. Pour avoir le poids des matières extractives et des sels solubles, on dessèche le sérum, on pèse le résidu sec, et la différence entre le poids du sucre et le poids total du sérum desséché donne la quantité de matièras extractives cherchée. Cette dernière évaluation n'est toutefois pas aussi exacte que celle du sucre, mais elle est suffisante.

La troisième partie du lait qui a été mise à part, et qui est de 15 à 20 grammes, est pesée i l'état liquide, puis desséchée à une température de 70 à 80 degrés centigrades longtemps prolongée ; on prend le poids du produit desséché. Ce produit est traité par l'éther qui enlève toute la matière grasse; on filtre, on dessèche de nouveau et l'on pèse. Le poids trouvé est la somme du caséum, du sucre et des matières extractives. La différence avec le premier poids exprime la quantité de beurre. On rapporte le tout à 1000. On a donc, à part la quantité : l"* du sucre, 2'' des matières extractives, 3*" du caséum. Si l'on additionne ces trois poids et que l'on retranche de la somme obtenue le poids fourni parle produit du lait dessé-

QUAilTÉS DU UIT çmi lEB NOUBRIGES. i99

ché, on a une différence qui donne la quantité du caséum. L'analyse du lait est donc complète, et, ainsi que nous l'avons dit, en rapportant tous les résultats à 1000 grammes de lait, on a : 1° la densité du lait, 2** l'eau, 3** le beurre, A' le sucre, ô*" les matières extractives solubles, O"" le caséum. L'incinération donnerait le poids absolu des sels,

Enfiq, si l'on en croit les recherches de M. Blot, qui pnt besoin d'être vérifiées, on aurait un moyen indirect de juger des qualités du lait par Texamen de la quantité de glycose renfermée dans les urines des nourrices^

n paraîtrait, d'aprè3 cet auteur, que chez toutes les femmes en couche^ et chez les nourrices, l'urine renfermerait une notable proportion de sucre qui varie de 1 à 12 millièmes. La proporr tion du sucre augmenterait avec la quantité de lait, et elle cesserait avec la lactation ; formant ainsi un état puerpéral physiologique et transitoire. Si le résultat de ces recherches est confirmé, ce dont je doute un peu, parce qu'il me semble que M. Blot a pris pour du glycose une matière organique de l'urine capable de réduire les sels de cuivre par la chaleur, on pourra dire qu'il y a dans les urines un caractère capable de faire apprécier les bonnes qualités ou l'insuffisance des nourrices.

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