‹ Hygiène de la première enfance (volume 2)Chapitre 63 sur 143 · QUALITÉS DU LAIT CHEZ LES NOURRIOES · texte numérisé non relu

QUALITÉS DU LAIT CHEZ LES NOURRIOES

gendre à chaque tour par un pas de vis de 1/2 millîmètre d'écartement.

> C'est dans l'espace compris entre les deux glaces, et variable à volonté, que Ton verse le lait que Ton veut comparer. Il en faut une quantité suffisante pour ne plus permettre de voir la flamme d'une bougie placée à un mètre de distance. L'instrument, ainsi chargé, s'intercale entre l'œil de l'observateur et la lumière. En diminuant alors progressivement la couche du lait, en vissant lentement un tube sur l'autre, et repoussant ainsi les glaces, on arrive à une épaisseur au travers de laquelle l'image de la flamme commence à poindre : c'est le moment de s'arrêter. La lecture du rapport de la division avec la flèche indicatrice donnera l'épaisseur de la couche à cet instant. En dévissant plusieurs fois de suite ces tubes, pour rendre à la couche de lait son opacité, et les ramenant au point où l'image commence à paraître, si l'on retrouve chaque fois le même rapport entre la division et la flèche indicatrice, on sera certain de l'exactitude d'un tel moyen d'observation. »

Cet instrument est, en eflet, fort ingénieux, et permet de constater facilement la richesse en crème du lait d'une nourrice. Quoique insuffisant, è'est un Bon moyen à employer dans cette cir-

constance ; car il est impossible d*arriver à aucun résultat positif en faisant bouillir le lait dans une cuiller, en i^egardant par transparence, au travers d'une goutte de ce liquide déposée sur Tongle, etc., comme on le faisait autrefois.

Il sufQt de mettre dans Tinstrument une petite quantité du lait qu'on veut examiner. Une couche mince de ce liquide suffit pour éclipser la lumière de la bougie lorsque la quantité de crème est considérable. Il en faut, au contraire, une couche plus épaisse lorsque le lait est aqueux, appauvri, et ne renferme qu'une petite quantité de crème.

Si l'instrument est bien gradué, comme on a sous les yeux la marque del'écartement des glaces pour un boulait ordinaire, ce chiffre sert de comparaison pour les diverses espèces de laits que l'on pourrait avoir à juger.

Si l'on veut, au contraire, employer l'analyse chimique pour déterminer la proportion exacte des divers éléments du lait, il faut mettre en usage le procédé de MM. Becquerel et Vernois, ou le procédé de MM. Regnault et Doyère, qui est plus exact, puisqu'il donne de plus que le précédent le chiffre de l'albumine. Voici le procédé de M. Becquerel :

On prend de 40 à 60 grammes de lait qu^il faut

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