SOINS DU CORPS
de leur réveil et de leur première toilette les enfants soient lavés de la tête aux pieds rapidement avec de l'eau froide ou presque froide. Ceux qui n'y seraient pas habitués seront lavés avec del'eatP à 25 degrés puis à 20, à 15 et enfin à la température de la chambre.
On les lave avec une grosse éponge de 20 centimètres de diamètre, qu'on remplit d'eau et qu'on presse rapidement sur la tète, sur la poitrine et sur le dos, de façon que l'eau coule sur tout le corps et tombe dans un large bassin plat de zinc, de 80 centimètres de diamètre. — Si Y on ne prend pas ce moyen commode et pratique, facile à installer dans tous les ménages, il faudra prendre un petit appareil portatif d^hydrothérapie, ou le simple arrosoir ordinaire ou un seau spécial percé de trous à sa base connu sous le nom d'épongé américaine (fig. â5), ou enfin un appareil à douches tel que la doucheuse en pluie de Bouillon MuUer (fig. 46).
Cette douche d'eau tiédie, et mieux d'eau à la température de la chambre, c'est-à-dire presque froide, ne doit durer qnime minute. C'est une ablutio7i plutôt qu'un lavage, et elle a moins pour objet de laver la peau que de produire sur elle une action constrictive et expansive des capillaires vaso-moteurs dont l'influence réflexe est trèsutile à l'endurcissement du corps et audévelop-
pement de la force muscuidre. — Cette opération répétée chaque jour, l'hiver aussi bien que Tété, est d'un excellent effet pour habituer les enfants aux vicissitudes atmosphériques, à l'humidité et au froid qui sont le point de départ de ces bron-
Kn>, 45. — l'éponge ainérionine et bassin hydrotliérajûque. (Bouillon MiiUer.)
cbitcs et de ces pneumonies que terminent la pbthisie pulmonaire et la scrofule. Il faut que ce soit une règle dans les familles et que sauf les temps de maladies, rien n'empêche de la suivrCt et ainsi établie elle deviendra le meilleur moyen de fortifier les constitutions débiles pour leur