‹ Hygiène de la première enfanceChapitre 164 sur 171 · A rhérédi^^ *»"iri|Mt Hu rmiAtihUt dans h^s · texte numérisé non relu

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506 CONCLUSION £t At^HOUlSMÊS^

êtres vivants la nature oppose l'innéité principe du divers, et c'est ainsi qu'elle détruit d'elle-même la source des biens et des maux engendrés par la génération. (P. Lucas.)

9. Les penchants moraux, les vices, les difformités, les diatbèses et les maladies se transmettent souvent par hérédité directe du père et de la mère; par hérédité indirecte des grands parents; par hérédité collatérale des oncles et des tantes ; enfin par l'hérédité à! influence lorsqu'une génération amène un produit semblable à un conjoint antérieur qui n'est plus.

10. Une veuve peut avoir des enfants qui res« semblent à son premier mari, d'où ce proverbe romain : qu'ion fils adultérin peut souvent excuser la /aute de sa mère<

11. Une femme qui devient enceinte doit renoncer aux vêtements, aux habitudes, aux exercices et aux fatigues qui pourraient troubler la formation du foetus, si elle veut donner le jour à un enfant Uen confonué.

12. La saignée favorise quelquefois la gestation, mais elle doit être motivée par des accidents de véritable pléthore locale ou générale.

1 3. Le rejet d* un caprice déraisonnable chez une femme enceinte ne peut avoir d'influence sur la santé de son enfant.

1&. Une femioedoit nourrir son eniaut, quand

CONCUSSION ET APHORISMÊS. bOl

elle est d'une bonne santé, et qu il n*y a point, dans ses ascendants ou collatéraux directs, de parents scrofuleux, phthisiques ou cancéreux.

16. Il y a des femmes qui sont d*unebonne constitution et cependant qui ne peuvent nourrir, car les seins sont mal formés, leur lait est peu abon* dant, mal élaboré et se tarit à la moindre impression pénible.

. 16. Une femme dont la sécrétion mammaire est ti'ès-active avant Taccouchement, est presque toujours une bonne nourrice.

17. Une mère qui doit nourrir peut commencer six ou huit heures après son accouchement.

18. Quand une femme nourrit son enfant, elle ne doit lui donner à teter que toutes les deux heures.

19. L'enfant qui prend le sein à des intervalles réglés, tette avec plus d* avidité que les autres, et il épuise le sein de sa nourrice de manière à enlever les dernières parties du lait qu'il renferme et qui sont les meilleures, parce qu'elles renferment plus de crème que les premières parties soutirées.

20. Entre onze heures du soir et six ou sept heures du matin, il ne faut donner qu'une seule ibis à teter.

21. Il est dangereux de {>rendre pour nourrice une remnie primipare , nécessairement inexpé-

ÔU8 CO^ICLUSION bT APU0R1SMë8\

riiueiilée et qui n'a pas été astreinte au service que l'on attend d'elle.

22. Une bonne nourrice doit avoir de vingt à trente-cinq ans, les cheveux bruns, les gencives roses, les formes un peu grasses, le mamelon bien formé, le sein un peu dui* et marbré de veines bleuâtres.

23. Les nourrices ne doivent avoir aucune marque récente ou ancienne de syphilis et de scrofule.

2A. Le lait, jaunâtre dans les premiers mois de l'accouchement, blanc bleuâtre un peu plus tard, est une émulsion légèrement alcaline, formée d'eau et de principes solides en dissolution ou en suspension.

25. Le beurre n'est que suspendu dans le lait, et les autres principes du lait sont en dissolution dans ce liquide.

26. Le lait ne doit pas être trop abondant pour être profitable au nouveau-né.

27. La première partie du laitqui sort des mamelles est séreuse, la seconde est plus épaisse, et c'est la dernière partie de la traite qui est la plus riche et la plus chargée de crème.

28. Le lait doit être rempli de globules nombreux, assez larges et bien formés, car de petits globules semblables à des grains de poussière sont un signe de sa mauvaise élaboration et de son insuffisance.

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29. Trop OU trop peu de globules laiteux sont chose également fâcheuse.

30. Le lait varie dans sa composition d'après les idiosyncrasies, le tempérament, la constitution, le temps écoulé depuis l'accouchement, r époque du demief repas, le régime de la nourrice, Faction des organes génitaux, etc. ; mais les différences ne sont pas assez grandes pour motiver un précepte et il faut dire : L'enfant profile^ donc le lait est bon.

31. Le lait est altéré dans sa composition par Vétat fébrile et par les maladies aiguës ou chroniques.

32. La fièvre diminue la quantité du lait, réduit le nombre de ses globules et concentre ses parties solides dans une moindre proportion d'eau ; il en est de même à différents degrés dans toutes les maladies aiguës et dans plusieurs affections clu-oniques.

33. Le lait est quelquefois mêlé de pus dans les cas d'abcès du sein.

34. L'influence des maladies sur la composition du lait n'a rien de spécial et de spécifique, car toutes agissent de la même façon en réduisant sa quantité et en amenant la concentration de ses éléments dans une petite proportion d'eau.

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