LIVRE m
DES SOC(S A PftE!nM£ PC!IDA5T Ll GROSSESSE.
Dans la matrice, reofant s'identifie tellement arec la Tie de sa mère que la santé de Tune fait la santé de Fautre (1) .
On ne saisit trop insister, non-seulement sur les {Miécaations que doivent prendre les femmes dans le cours de la grossesse pour ménager leur santé et pour prévenir Tavortement, mais encwe sur l'influence que les écarts de régime et les imprudences peuvent avoir sur l'état de l'enfant. Il serait même à désirer que la science eut pour chaque maladie une bonne monographie qui indiquât l'influence qu'elle peut avoir sur le produit de la conception. Mais les travaux de ce genre sont encore peu nombreux, et sauf les recherches qui sont dans ce livre, le travail de M. le professeur Grisolle sur la pneumonie (2), et le mémoire de M. L. X. Bourgeois (3), il n'y a pas d'étude spé-
(1) Hippocralc, De la nature de Venfanl {OEuvres complètes^ traduction Lillré. Paris, i851, t. VII).
(2) Grisolle, Traité de la pneumonie^ 2^^ édilion. Paris, i864, in-8.
(3) Bourgeois, De V influence des maladies de la femme pendant la grossesse sur la santé et la constilution do V enfant (Mém. de l'Àcad, de médec. Paris, 1862, t. XXV).
ciale sur chacune des maladies de la femme grosse, et Ton ne sait pas encore d'une manière précise quel est le dommage éprouvé par le fœtus, d'abord soiis la seule influence d'ufie affection gravie de la mè7*ey et ensuite sous celle des agents thérapeutiques employés pour combattre cette affection.