CHAPITRE IV
D£ LA 0ÉCLARATIOX DE XIISSAXGE ET DE LA PREMIÈRE SORTIE DES NOCTEAU-NÉS.
Quelques médecins pensent qu'on peut faire sortir les enfants dès les premiers jours de leur vie» même les plus mauvais ou les plus froids. C'est un moyen de les habituer, dit-on, à l'air, au froid et à toutes les vicissitudes de l'atmosphère. Jadis on conseillait aussi de baigner les nouveau-nés à l'eau froide après leur naissance pour les fortifier, et, en effet, on ne voyait survivre que les plus forts d'entre les enfants.
Tous ces moyens ou plutôt toutes ces imprudences se ^-alent. L'usage des immersions du nouveau-né dans l'eau froide est complètement abandonné, au moins dans notre pays, et j'espère que le sj'Stème absolu des sorties par tous les temps le sera à son tour. Rien n'est plus dangereux, selon moi, que de conduire un nouveau-né à l'air des jardins publics, dans les saisons froides de l'année.
On sait, depuis les recherches de AMUiams Edwards sur les jeunes animaux qui viennent de naître, et par les statistiques de Villenné (1) sur
(1) Villermé ot M. Milne Edwards, Mémoire tur Vinfluence de la température sur la mortalUé des enfants nouveau-nés {Ann, d^kyg., 1829, t. H, p. 291).