‹ Hygiène de la première enfanceChapitre 47 sur 171 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DE l'état moral d'une MÈRE QUI VEUT NOURRIR SES ENFANTS.

Les glandes mammaires qui, par leurs fonctions, deviennent à un moment donné la source de la vie des enfants, sont par leurs nerfs placées sous l'influence de l'activité morale. On ne saurait donc trop recommander aux mères qui nourrissent de chercher à acquérir le calme, et le sang-froid nécessaires à la direction d'une bonne éducation. Mais quelles paroles trouver pour convaincre une femme dont le cœur tremble aux cris de son enfant, et dont l'âme en est profondément troublée? N'a-t-on pas toujours à craindre de voir le cœur l'emporter sur l'intelligence, et la passion maternelle triompher du raisonnement ? Il en est souvent îdnsi, mais c'est un devoir pour le médecin d'apaiser par sa parole grave et respectueuse des sentiments aveugles dont Texal-

BOUCHUT. — BYG. PREH. ENF. 10

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tation exerce la plus fâcheuse înflueîice sur la santé des enfants.

Il doit faire comprendre à la mère que les qualités de son lait sont rapidement altérées par les mouvements tumultueux de son âme, et que le calme lui est absolument nécessaire pour être une bonne nourrice. Qu'importent les cris d'un enfant qui a teté d'une manière suffisante à l'heure convenue, qui ne souflre pas et qui n'éprouve aucun besoin ? S'il crie, c'est par caprice : il faut savoir lui résister ; alors il cesse, et apprend pom* l'avenir à ne pas crier sans motif. De cette manière il devient docile, et ses cris prennent beaucoup de valeur du moment où Ton sait qu'ils sont toujours une manifestation de la souffrance.

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