‹ Hygiène de la première enfanceChapitre 48 sur 171 · DES MOYENS DE FAIRE VENIR LE LAIT DANS LES MAMELLES · texte numérisé non relu

DES MOYENS DE FAIRE VENIR LE LAIT DANS LES MAMELLES

Lorsqu'une femme a peu de lait et veut absolument nourrir son enfant, ou lorsqu'un accident, impression morale ou autre, a diminué ou suspendu la sécrétion lactée au point de rendi-e l'allaitement impossible, il est quelques moyens auxquels on peut recourir pour activer la sécrétion du lait, et l'un d'eux m'a réussi plusiem's fois.

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Ces moyens, connus sous le nom de galactogènes, sont tombés dans le plus grand discrédit ; mais plutôt que de laisser tarir entièrement la sécrétion Mteuse, ne vaut-il pas mieux essayer, au risque d*un insuccès, des remèdes incertains, mais quelquefois utiles ?

On employait autrefois la mercuriale^ le ricin^ le jatropka curcas, et Tabemœmontanus se servait exclusivement de*la pimprenelle. Toutes ces plantes doivent être employées en cataplasmes sur les mamelles. J'ai eu recours seulement au ricin commun des botanistes, dont les feuilles, au volume d'une poignée, bouUlies dans deux ou trois litres d'eau jusqu'à une demi-dessiccation, constituaient un cataplasme que je laissai vingtquatre heures en place. Une fois, chez une dame, au huitième jour de l'accouchement, dont le lait s'était tai*i sous l'influence d'une émotion morale très-vive, ce cataplasme ramena l'écoulement du lait. Une autre fois, c'était chez une personne qui, un peu faible, n'avait naturellement que peu de lait ; ce même médicamentme réussit assez bien, et l'on vit sous son influence une notable augmentation de la sécrétion laiteuse.

Faut-il attribuer cet afflux du lait à l'usage des galaciogènes ou à une autre circonstance accessoire, telle que la succion persistante du nouirisson ? Cela est difficile à dire.

172 L'ALUITEMENT.

Tout rétemment, M. Aubert a fait connaître un autre moyen qui lui a très-bien réussi, et que d'autres personnes ont mis en pratique avec succès. Ce moyen, c'est Vélectrisation des mamelles.

Une femme de vingt-six ans, mère de trois enfants, allaitait son troisième depuis onze mois et demi, lorsqu'il fut atteint d'une pneumonie double. Malgré les soins que l'on prit d'exercer plusieurs fois par jour U succion des seins, et bien que la mère prît assez de nourriture et d'exercice, le lait diminua graduellement, et quand le petit convalescent eut besoin de nourriture, il trouva les seins presque taris. L'enfant refusait le biberon et la presque totalité des aliments qu'on lui offrait ; il dépérissait à vue d'œil, faute de la nourriture qui convenait le mieux à son goût et à ses besoins. Cet état persistant, M. Aubert voulut essayer l'électrisation des seins, pour voir si ce moyen réveillerait la sécrétion complètement disparue depuis quatre jours. Il employa les excitateurs humides placés de chaque côté du sein alternativement, et augmenta progressivement la force du courant, de manière à produire de fortes vibrations, en évitant toutefois de faire contracter les pectoraux et de causer de la douleur. Après quatre séances, de vingt minutes environ chacune, la montée du lait s'était effectuée d'une manière complète. L'allaitement ainsi repris s'est

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