LOIS DE LA PROCRÉATION
ses parents, peut aussi en différer, sous T influence de conditions spéciales déterminées par la science. M. Lucas Ta démontré dans un livre des plus remarquables (1). A Y hérédité^ principe du semblable dans les êtres vivants, la nature oppose Vinnéitéy principe du divers, et c'est ainsi qu'elle détruit d'elle-même la source des biens et des maux engendrés par la génération.
Conmie la fortune qui tourne et change ses favoris, Tamour dissémine ses biens et varie la qualité de ses produits. Par la disparition du droit d'aînesse, l'hérédité de la fortune a disparu en France pour faire place à son innéité qu'engendrent toujours le mérite, le travail et la conduite. Il en est ainsi de l'intelligence, du cœur, de la bonne et de la mauvaise santé, qui se divisent entre tous les enfants d'une même famille^ mais où, dans chacun, Tinnéité peut détruire ce qui est bon ou améliorer ce qui est mauvais.
A part l'antagonisme si variable de Tinnéité et de l'hérédité, les lois de la transmission héréditaire sont faciles à déterminer.
Il y a une hérédité directe qui se manifeste du père et de la mère à leurs enfants, et une hérédité indirecte qui a pour origine : I** les grands pa-
(1) Lucas, Traité philosophique et physiologique de V hérédité naturelle. Paris, 1847-1850.
ià LA NAISSANCE.
rents, c'est-à-dire le grand-père et la grand'mère, c'est ce qu'on appelle Y atavisme ; 2* les collatéraux, oncles et tantes ; 3° un conjoint antérieur absent qui, dans une première fécondation de la mère, a laissé l'empreinte de sa personne. Ainsi :
Hérédité (Paternelle, directe. (Maternelle.
i Atavique par le grand-père et par la grand'mère.
Collatérale par Toncle et la tante.
Par rinfluence d*un conjoint antérieur.
Telles sont les formes sous lesquelles il y a lieu d'envisager l'hérédité paternelle et maternelle.