‹ Hygiène de la première enfanceChapitre 83 sur 171 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ou afiGIMC AUHEIITAIRE CHEZ LES NOl'RRICES.

n ne faut rien changer aux habitudes et au i*égime des nouj-rices qui viennent de la campagne pour vivre au milieu des familles. Il est impossible d'exiger d'une paysanne les goûts d* une femme du monde r et les aliments qui plaisent à Tune ne plairont certainement pas à Tautre. Il ne faut pas les tracasser à cet égard. Toutefois, si leur manière de vivre n'est pas en rapport avec ce que l'on a droit d'exiger d'elles, dans l'intérêt de l'enfant, le médecin doit modifier progressivenient ce qui ne lui parait pas être convenable.

Autant que cela est possible, le régime de ces femmes ne doit pas être différent du régime ordinaire de la famille où elles se trouvent placées. Il faut les priver des aliments de haut goût, rendus trop excitants ou trop échauffants par les condiments qu'ils renferment. A part cela, les nourrices doivent manger de toutes viandes, de tous légumes excepté des graines farineuses (latu lentes telles que les fèves et les haricots, de» la salade^

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des fruits^ boire du vin en petite quantité, de la bière, du cidre, si telle est leur habitude ; en un mot, elles peuvent user de tout ce qu'elles digèrent sans se faire mal.

Comme le dit Oribase, . elle évitera T insuffisance des aliments aussi bien que la réplession et le trouble du ventre aussi bien que la constipation trop prolongée, car le premier état donne suite à une nutrition insuffisante et le second à une fatigante accumulation de résidus.

Un régime spécial n'a aucune importance, car il est démontré par tous les médecins, qu'on ne peut faire à l'égard de l'espèce humaine ce que Von a réussi à faire chez les grands animaux domestiques. On ne peut, chez la femme, modifier les qualités du lait par l'usage de tel ou tel autre aliment. Il est probable qu'on y parviendra un jour ; mais en attendant, il est inutile d'astreindre les nourrices à tel aliment plutôt qu'à un autre. Il faut leur laisser suivre le régime des personnes chez lesquelles elles se trouvent, manger ce qu'elles peuvent digérer parfaitement.

Si les nourrices sont faibles et un peu pâles, il faut leur donner chaque jour de l'eau ferrée avec le vin en mangeant ; un peu de vin de quinquina avant le repas, et cependant si la pâleur persiste, c'est une nourrice à changer. Sous cette influence, elles digèrent mieux, la nutrition est plus active

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