DE LA SANTÉ HABITUELLE DES NOURRICES
n £iut aussi, durant l'allaitement, suivre avec soin les modifications de la santé des nourrices. Quelques-unes sont sujettes à la constipation et ne veulent pas le dire dans la crainte de se nuire auprès des parents. Il est convenable, lorsqu'on découvre leur ruse, de leur en faire reproche, et les engager à avoir dorénavant plus de franchise, sous peine de renvoi. Cette indisposition ne peut jamais avoir de conséquences bien fâcheuses, et il suffit, pour la faire disparaître, de donner à une ou plusieurs reprises les remèdes usités en pareille circonstance.
Quant aux autres maladies de la nourrice, et à l'influence qu'elles exercent sur le lait et sm- la santé des enfants, j'en parlerai plus loin. Je ferai connaître alors l'action des maladies antérieures et des maladies actuelles de la nourrice sur la
Si* rAIXAlTEMENT.
santé des ejifauts, leur ioflueDce, action immédiate ou èloigHêe dans les divers cas où il existe une altération appréciable du lait, et même en l'ab- ^5ence de toute altération de ce liquide.
CILiPlTRE IX.
IH RETOm PRÉMATLRÉ DES RÈGLES.
11 y a des nourrices, et elles sont en assez grand iHMubr^. qui voient leurs règles revenir avant la fin de Tallaitenient. C'était autrefois un événement fort grave^ qui alarmait beaucoup les familles et qui wkessàtait le changement de la nourrice. 1^1 pensait qu*à ce moment le lait prenait des qualités nuisibles à l'enfant. Il n'en est souvent rien* el il ne faut pas se guider d'après cette seule circonstance poiu* renvoyer une nourrice dont on est satisfait sous tous les autres rapports. En effet* quaiHl on obsen-e avec soin et qu'on recherche* connne je J'ai fait sur im grand nombre de femmes qui ont eu leurs règles pendant Tallaiiemeut quels sont les phénomènes présentés par le uiHUTisson, on voit que le plus grand nombre d*onlre eux ne i)ai*aît i>as en souffrir. Quelques- uns sont un j)eu maussades à ce moment, ils ont des coliques et rarement de la diarrhée. D'auti es sont plus vivement impresp* '*s ont de f oit es