FEMELLE D'ANIMAL
déjà servi à nourrir un enfant, serait bien préférable (Désormeaux).
Les chèvres à poil blanc sont plus recherchées, parce que leur lait a une odeur moins forte que celui ;des chèvres à poils colorés.
L'allaitement par la chèvre nourrice a été recommandé par Fournier , Boudart (de Vichy) , Grellety, etc.
Direction de ce mode d'allaitement. — La plupart des enfants se font assez rapidement à l'allaitement direct par les femelles d'animaux.
Les précautions à prendre sont les mêmes que dans
' l'allaitement par la mère ou la nourrice ; il faut en outre garantir le nourrisson des accidents auxquels il serait exposé par la pétulance et l'impatience de l'animal, jusqu'à ce que ce dernier soit habitué à allaiter l'enfant placé dans un berceau ou une petite brouette.
Après expérimentation, Parrot a réglé à la nourricerie des Enfants-Assistés, le nombre des tétées à faire dans les 24 heures. Elles sont en moyenne de 7, amsi réparties 15 de 7 h. du matin à 8 h. du soir, et 2 pen-
I dant la nuit.
Alimentation de l'animal. — Il a déjà été signalé
I les modifications imprimées par la nature des aliments, sur la composition du lait des femelles nourrices (page 268). Plus la proportion de matériaux solides aug-
I mente dans ce liquide et plus il devient indigeste dans les premières semaines de la vie, surtout pour les enfants chétifs et débiles. Le fourrage sec est préférable, pour les juments ou les ânesses, à toute autre substance nutritive. Pour y avoir renoncé momentanément, et
I l'avoir remplacé par des fourrages verts, Parrot et
ALLAITEMENT ARTIFICIEL
Berling ont eu subitement dans leurs services, des cas de maladie, dont quelques-unes ont abouti à une terminaison fatale.
Résultats. — 86 enfants atteints de syphilis héréditaire ont été allaités à la nourricerie des Enfants-Assisrés du 2 juin i88i date de son ouverture, au 24 février 1882.'
Par suite de circonstances particulières, 6 ont pris exclusivement du lait de vache, à l'aide de biberons, un seul a guéri, les 5 autres ont succombé.
42 ont été nourris au pis de la chèvre, 8 ont guéri, 34 sont morts, soit 80,9 0/0.
38 ont été nourris au pis de l'ânesse, 28 ont guéri, 8 sont morts, soit 26, 3 0/0.
La supériorité de lait d'ânesse ainsi démontrée fit choisir cet animal.
En 1884, d'après Wins, le nombre des enfants atteints de syphilis et élevés à la nourricerie pendant l5lus de dix jours, fut de 80. 49 ont guéri et 31 ont succombé,
Ages.
Nombre d'enfents.
Guéris.
Décédés.
Moins de quinze j.
1 5 jours à 1 m.
1 mois à 2 m.
Total.