Le pharynx et quelques cavités avec lesquelles
52 MANUEL DK l/llVGIfiM:: LA VOIX.
il communique remplissent le rôle de résonnateur. En effet, \e pharynx (fig. 10, tout l'espace limité en avant par r, pa, pp, l, et en arrière par
Yic. 10. — Coupe de la tclc (moitié gauche). 6, bouche; la, langue; n, cavités du nez; /, luette; a, amygdale, placée entre pu, le pilier antérieur el pp, le pilier postérieur; r, entrée du tube d'Eustache, qui conununique avec l'oreille interne ; e, épiglolte ;
ventricule de Morgagni (comp. fig. 3, h.) ; l, trachée ; c. colonne vertébrale ; œ, œsophage.
PHARYNX — TIMBMi:. J-i
la colonne verlébralc) est une cavité ayant la forme d'un entonnoir aplati, dont la large base est dirigée en haut et qui communique avec trois cavités avoisinantes, à savoir avec la bouche, le nez,, et, par le larynx, avec le thorax.
Dans la bouche on dislingue les lèvres, les joues, les (lents, la langue, la voiUe palatine située au-dessus de la langue et le voile du palais; celui-ci est un repli membraneux, mobile et contractile, une espèce de lambrequin qui sépare la bouche et le pharynx. Son bord inférieur iloltant offre à sa partie moyenne un appendice, la luette; de chaque côté, le voile se dédouble en deux replis disposés en arcade que l'on appelle les piliers du voile et dont on dislingue par conséquent un antérieur et un postérieur. Entre les deux piliers est logée Vamijcjdale.
A l'intérieur du nez , séparé par une cloison en deux moitiés égales, se trouvent de chaque côté trois canaux (méats); de chaque côté aussi, ils se terminent en avant par un orilice commun, appelé narine antérieur et en arrière par un oritke situé derrière et au-dessus du voile du palais, la narine postérieure. Ces cavités nasales communiquent avec d'autres, situées dans les parties osseuses voisines du crâne.
Si l'on veut maintenant connaître l'emplacement et la configuration du pharynx, on procède de la manière suivante. Placé devant une glace, on ouvre largement la bouche et l'on déprime la langue. Alors apparaît (fig. I 1) le voile du palais avec la luette, plus ou moins rétractée, et derrière, tout au fond, une paroi d'un rose plus, ou moins foncé, la paroi postérieure du pharynx. L'espace compris entre le voile du palais et cette paroi est appelée pharynx ou gosier ou arrière-bouche. Il communique en avant, au-dessous du voile du palais, avec la bouche ; en haut, par les narines postérieures, avec le nez et en bas,
r.l MANllKL l)K I/IIVGIK.NE l)K I.A VUl\
iivcc le iaryiix, ilérrit déjà précédemment. Derrière le larynx et un peu à gauche, se trouve l'œsophage, le canal nicnibi'aneux par lequel les aliments descendent dans Teslomac et qui coniniuiiique aussi direclenienten liaul,avecle pharynx.
Nous venons de dire que le pliai-ynx el quelques cavités avec lesquelles ilcommunique, jouent le rôle dj caisse de résonnance ; or, nous savons que les sons propres de ces résonnateurs exercent une grands influence sur le timbre. Nous devons par conséquent examiner le son propre d? chacune de ces cavités, pour apprécier les modifications qu'elles peuvent imprimer au timbre de la voix.
a. Les cavités pharyngées résonnent, c'est-àdire elles font enlenàrelenvs sons propres, lorsque l'air renfermé c:À mis en vibration par un courant
Pic 41. Cavité liuccale. Ut, lnotlo; a, amygdales; /)u, pilier anléi icur : pp, pilier postérieur ; ph, pliarynx (paroi postérieure du) ; la, langue (base ou racine de la).
l'HAKYNX - TIMIil'.lv
(l'air vouant foil d s poumons, soi! (Tiiih- huUt source quelconque.
On oblienl ce résullal , indépendamment du concours de la gloUe, lorsqu'on chuchote on lorsqu'on fait vibrer des diapasons de différentes hauteurs devant la bouche ouverte. Kœnig démontre la production de ces sons, en faisant passer le courant d'air d'une soufflerie, dont le poiMe-venI se termine par une fente étroite, devant la bouche ouverte.
m. L-^s sons ainsi produils consliluent les voyelles, qui diffèrent suivant les configurations données aux cavités pharyngées. Ellessont aphones, chuchotées, lorsque la glotte n3 vibre pas, (p. o7) sonores dans le cas opposé, lorsqu'on parle ou que l'on chante.
Le diamètre longitudinal de la cavité pharyngo-buccale est raccourci et son diamètre transversal agrandi pour les voyelles a , e, l; pour l'o et Vu, au contraire, le diamètre longitudinal augmente et le transversal diminue.
Los voyelles diffèrent entre elles par li'ur limbre et par leur hauteur.
L'intensité des sons pharyngés, sans le concours de la glotte, tels qu'on les entend, par exemple, lorsqu'on chuchote, est peu considérable; la voix chuchotée ne s'entend pas à distance.
Les différences du timbre font établir habituellement cinq types : a, e, i, o, u : mais on conçoit