CHAPITRE V
NERFS (innervation)
A. Anatomie et phijmlogie.
\ . Le système nerveux se compose d'une porLion centrale et d'une autre périphérique. La première comprend le cerveau, contenu dans la cavité du crâne, et la moelle épinière, logée dans la colonne vertébrale. La portion périphérique est formée par les nerfs qui, sous forme de cordons blancs, se détachent de la portion centrale (ou cérébro-spinale) et se distribuent dans tous les organes.
2. Le système nerveux est l'organe de l'intelligence et par conséquent des passions, des émotions, des facultés affectives, de l'imagination, etc.
Certains nerfs communiquent au centre nerveux les impressions perçues aux différents points du corps, ce qui constitue la sensibilité ; d'autres conduisent, par des éléments distincts, les incitations motrices du centre à la périphérie, d'où résultent les mouvements. Les facultés sensitives et les motrices générales ou locales peuvent être trou-
blccs, exagérées OU anéanties, indépendammenlles unes des autres. Les nerfs tiennent aussi sous leur dépendance, jusqu'à un certain point, les fonctions de mUrition.
B. Rapports avec la voix et conseils.
1 . Les muscles du larynx ne peuvent exécuter de mouvements que lorsqu'ils sont animés par des nerfs qui ont la faculté motrice.
Cette faculté anéantie (par paralysie) aura pour conséquence la perte totale de la voix, l'aphonie. On la voit quelquefois survenir brusquement chez les femmes, surtout chez les jeunes filles. Lorsque ce pouvoir est seulement affaibli par diminution de la force motrice, la voix est faible et devient chevrotante dans le chant, dans une certaine étendue de la gamme. Nous avons déjà indiqué les diverses causes qui, par l'exercice mal conduit, fatiguent le larynx et amènent cet affaiblissement nerveux. D'autres causes encore, données par une maladie quelconque, peuvent produire le même effet.
La faculté motrice peut être aussi exagérée; il en résulte (le véritables états pathologiques, tels que le spasme de la glotte. Les défauts de la prononciation sont quelquefois déterminés par une perversion de la faculté motrice.