‹ Hygiene de la voix parlée ou chantéeChapitre 40 sur 107 · SEXE · texte numérisé non relu

SEXE

Le larynx de la femme présente alors toujours des dimensions plus petites que celui de l'homme, à peu près dans la proportion de 7 à 40; il est moins volumineux, moins saillant ; les angles sont moins accentués ; la glotte elles lèvres vocales plus courtes, plus étroites. Les tissus sont plus délicats ou plus impressionnables.

La voix de la femme se trouve en rapport avec son "caractère anatomique. Vu le raccourcissement des lèvres vocales, elle est plus élevée que chez l'homme ; la femme chante toujours à l'octave de l'homme ; la voix est plus souple, ^Insagile. Il n'en est pas ainsi dans la série animale ; chez les oiseaux, le chant est le partage presque exclusif du mâle.

Vétendue de la voix est plus considérable chez l'homme dans les notes graves, chez les femmes dans les notes aiguës. La voix de l'homme s'étend, dans les cas ordinaires, du /a, au laz', la voix de la femme du sok à Vut^. Chez l'homme et chez la femme, les registres coïncident dans la série des sons qui va du sol^ à Vut^. Cette étendue est variable suivant les indications et suivant le sexe ; on les appelle basse, baryton et ténor, chez l'homme ; contralto , mezzo-soprano et soprano chez la femme (voy. Sexe, Différences individuelles).

Les limites de ces types divers sont un peu arbitraires ; elles varient d'un ou de devix tons cjiez les d,ivers individus;

elles reculent davantage pour quelques voix exceptionnelles. On cite des basses qui atteignent le /a,, etdes voix de femmes et d'enfanls qui vont jusqu'au far,. Les limites habituellement assignées aux voix diverses sont les suivantes : basse, du sol. au re's; baryton, du Za, au /'as; ténor, du re-2 au sis ; contralto du soi-2 au fa\\ mezzo-soprano du sio au lar, soprano du Mis à Vut'^.

Chez les castrats, les changements déterminés par la mue n'ont pas lieu ; leur voix reste enfantine. Le larynx, comme l'organisation tout entière, a sulîi un arrôt de développement qui n'est pas plus extraordinaire que, par exemple, l'arrêt de développement de la barbe.

Les femmes éprouvent souvent, soit aux époques mensuelles, soit au moment d'une grossesse, une altération de la voix, qui devient faible, ou incertaine, ou nerveuse, etc. C'est un retentissement de l'état général qui n'exige pas des conseils particuliers; le mieux est, dans ce cas, de donner un repos absolu à la voix.

On entend parler quelquefois de femmes-ténors et à' hommes-sopranos. Il est incontestable que de telles voix se produisent naturellement, mais il n'y a rien de plus contraire aux données les plus élémentaires de toute hygiène, que de vouloir déplacer la voix et créer un diapason artificiel. On prive la voix de son charme et de ses qualités naturelles; les tissus du larynx, exposés par ce mensonge imposé à la nature à des fatigues continuelles, subissent des altérations inévitables; la voix perd et la grâce féminine et la vigueur virile.

lY. — Dans tout individu, l'un ou l'autre système organique se trouve favorisé aux dépens des

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