INFIRMITÉS
infirmités l'émission défectueuse de la voix, qui lui imprime le caractère chevrotant, nasal, guttural, voilé, criard, etc.; ce sont des défauts déterminés soit par de mauvaises habitudes , soit par un état maladif du larynx ou du pharynx.
Enfin les infirmités de l'ouïe intéressent la voix au plus haut degré. La surdité rend impossible la carrière artistique ; congénitale, elle entraîne presque constamment la surdi-mutité, c'est-à-dire la suppression complète de la voix.
Toutes les fois qu'il s'agit d'une infirmité organique, congénitale ou acquise, l'intervention du médecin et le plus souvent du chirurgien est réclamée.
Les infirmités fonctionnelles de l'émission de la voix , au contraire , peuvent être combattues par des conseils préventifs et des conseils curatifs. Les uns et les autres se fondent sur la domination complète des mouvements de toutes les parties organiques qui concourent à la formation de la voix. Lorsqu'il s'agit d'infirmités peu prononcées, l'éducation vocale faite par le professeur de chant ou de déclamation peut les faire disparaître et prévenir ainsi leur développement. Pour les infirmités portées à un haut degré, au contraire, comme par exemple le bégayement, on s'adresse cà des personnes qui s'occupent spécialement de ces affections.
Dans loiis les cas , comme nous venons de le dire , la dominalion du mécanisme de l'émission de la voix est le principe fondamental du traitement.
YIII. On appelle hérédité la disposition en vertu de laquelle certains attributs fondamentaux, anatomiques ou physiologiques des parents se transmettent aux enfants. On dit qu'ils s'exercent d'une manière plus caractéristique de la part de la mère et qu'ils sautent parfois une ou deux
générations.
L'hérédité, lorsqu'elle est réahsée, peut être favorable ou défavorable à la voix, suivant la qualité du caractère transmis à l'enfant.
En ce qui concerne particulièrement la voix, on peut souvent constater la transmission héréditaire des qualités organiques, par exemple du timbre, de l'éclat , de la prononciation, etc. Aussi ne peuton guère espérer de trouver des organes delà voix bien vigoureux chez les enfants issus du mariage d'individus scrofuleuxou phthisiques.
Citons aussi à cette occasion l'opinion suivant laquelle l'union entre proches parents donnerait lieu à la naissance de sourds-muets.
, Les qualités artistiques de la voix ne sont pas héréditaires, pas plus que le génie et le Ualent ; elles ne dépendent pas des caractères anatomiques et physiologiques du larynx.