INDIVIDUELLES
Elles sont surtout manifestes dans la voix , dont les caractères diffèrent essentiellement d'un individu à l'autre. Les diverses qualités de la voix , ce que l'on appelle le son de la voix , font bien mieux reconnaître un individu que sa stature, sa physionomie, etc. Cependant, les personnes dont les muscles pharyngés ont une très-grande mobilité et le pharynx une construction favorable, parviennent, en employant certains procédés, parmi lesquels figure aussi la ventriloquie, à changer le caractère individuel de leur voix et à le cacher sous un masque plus ou moins transparent. Il en résulte toujours une certaine fatigue.
Ces imitations ne sont que passagères, car il est impossible de changer d'une manière permanente le caractère individuel de sa voix. On peut la développer, en corriger le timbre, en augmenter l'éclat, l'étendue, la force, etc., mais le cachet particulier, qui fait que les intimes distinguent une voix parmi toutes autres, ce cachet ne disparaît jamais.
Quelque prononcées que soient les différences individuelles , il ost cependant permis de grouper ensemble un certain nombre d'individus d'après certains caractères communs. C'est l'étendue de la voix qui joue le rôle principal dans cette classification ; c'est elle qui nous a fait distinguer les voix de basse, de baryton, de soprano, etc.
Mais c'est aussi autant par le timbre que par l'étendue que l'on peut distinguer les divers types établis. La voix de basse a plus de volume; son timbre est plus plein, plus puissant que celui du ténor, dont la voix est plus délicate, plus suave ; mais , chez ce dernier, il existe moins de différences entre les timbres de registres que chez la basse, dont la voix de tête est faible et dépommie de charme. Des différences analogues existent entre les voix de contralto et de soprano. Une note de la même hauteur peut être donnée par un baryton et un ténor ; l'oreille exercée saura cependant distinguer la qualité de la voix.
X. La SANTÉ GÉNÉRALE , c'cst-cVdire l'état qui résulte de-l'intégrité anatomique et physiologique des organes, n'est jamais absolue, mais seulement relative. A notre point de vue, il suffit que les fonctions dont il a été question précédemment s'accomplissent de manière à ne pas entraver l'exercice de la voix. Ces entraves peuvent résulter