‹ Hygiene de la voix parlée ou chantéeChapitre 48 sur 107 · SANTÉ GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

SANTÉ GÉNÉRALE

d'une maladie de tel ou tel organe , des prédispositions morbides ou de la convalescence , en supposant , bien entendu , la santé des organes de la voix (voy. Professions).

Les maladies chroniques de l'un ou de l'autre organe peuvent être un empêchement sérieux à l'exercice de la voix, surtout s'il doit être professionnel. Des maladies des poumons, des bronches, du cœur figurent au premier rang; un défaut dans les organes de l'ouïe serait particulièrement funeste aux chanteurs. La perfection anatomique du corps, la beauté , de même que l'intelligence n'intéressent pas l'exercice de la voix , mais seulement la carrière artistique. Les maladies «iguës peuvent souvent aussi troubler la production normale de la voix, par la douleur qu'elles occasionnent, par la fièvre, l'affaiblissement, etc.

On comprend sous le nom de prédisposition morbide l'aptilude innée ou acquise de l'organisme à contracter toujours les mêmes maladies sous l'influence d'une cause occasionnelle , qui ne produit pas les mêmes effets sur d'autres individus. Elle est permanente lorsqu'elle résulte , par exemple, de l'hérédité, du tempérament, de la susceptibilité de la peau , des muqueuses , de l'innervation, etc. ; ou passagère, comme dans la mue, la grossesse, etc. Cette prédisposition ne trouble nullement l'émission de la voix et exige seule-

meni, une observalion plus rigoureuse des préceptes hygiéniques , surtout en ce qui concerne les préceptes préventifs. Les prédispositions héréditaires, lorsqu'il s'agit de l'exercice professionnel de la voix, doivent fixer particulièrement l'attention. Nous en parlerons plus tard, (voy. Professions) en examinant l'influence de l'exercice sur la santé générale,

La convalescence , cet état intermédiaire entre la santé et la maladie , exigera des soins d'autant plus minutieux, que l'affection a été plus grave et que les forces sont plus épuisées. Il y a convalescence générale à la suite d'une maladie, et convalescence laryngée locale consécutive à une affection locale. Dans le premier cas , l'exercice de la voix ne doit se faire que lorsque toutes les fonctions auront acquis leur puissance primitive, sinon on risque d'épuiser par une dépense disproportionnée les forces naissantes. Dans le second cas, l'exercice prématuré peut briser la voix en faisant perdre aux muscles intrinsèques du larynx leur élasticité et leur tonicité.

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