VIII. — Poussières
A . Les éléments solides qui, sous forme de poussières, se trouvent accidentellement dans l'air proviennent des sources les plus diverses, telles que le terrain, le chaufl'agc, les substances maniées dans certaines professions où elles sont fournies par des végétaux ou des animaux. Nous devons rappeler ici également la poussièi'c d'eau des cascades ou celle pi oduite par les pulvérisations.
Une dos sources les plus ahondanles de poussières sonl les terrains secs et sablonneux. Les particules très-ténues et très-dures de la surface sont enlevées par une cause niocanique quelconque, qui met l'air en mouvement. Le vent soulève des nuages de poussière du terrain sur lequel on se trouve, ou il les apporte de loin, comme par exemple les sables des déserts d'Afrique.
Lorsque la combustion des substances employées pour le chauffage ou pour V éclairage est vicieuse ou inconq^lèle, l'atmosphère est chargée de particules, charbonneuses qm constituent la fumée.
Dans les professions dans lesquelles on travaille des substances minérales, les poussières qui se détachent affectent les organes pharyngo-laryngés par leur forme, leurs dimensions, leur dureté, leur quantité, etc.; elles agissent d'une manière presque exclusivement mécanique. Dans e travail des aiguiseurs, il se dégage une grande quantité de poussière siliceuse des meules, surtout si 1 aigmsage se fait à sec. Une partie de cette poussière retombe sur le pencher, une autre beaucoup plus considérable remplit 1 air d'un nuage tellement épais que l'on ne distingue plus aucun objet dans l'atelier; pénétrant dans les poumons, elle s y accumule et forme des noyaux de grandeur variable Les mineurs sonl exposés à une double source d insalubrité , ils respirent un air chimiquement vicié par le dégagement accidentel de gaz, et Us respirent en outre l'air remph de poussières. Des conditions analogues existent chez les ■ îuouleurs en cuivre, les maçons, les plâtriers, les scieurs
de pierre, etc. .
Le travail des matières végétales remplit aussi quelquefois l'air de poussières très-fmes; c'est ce qui a lieu par exemple dans les étages supérieurs de fdature de lin, dans les ateliers consacrés à l'industrie cotonniere, chez les criniers,les chapeliers, les matelassiers, les cardems de
laine ou de soie, etc.
Les poussières détachées de papiers peints agissent me-